Namur : les asbl sociales, privées de subsides, manifestent devant le palais Provincial

Namur : les asbl sociales privées de subsides manifestent devant le palais Provincial
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Bébébus, infor jeunes, Namur Entraide Sida, Voilà quelques-unes des associations qui ont manifesté aujourd’hui devant le palais provincial à Namur.

Des associations qui travaillent avec les publics fragilisés de notre province et dont les missions sont aujourd’hui mises à mal. La province de Namur a en effet décidé de l’arrêt des subsides à ces associations. La province cherche des économies pour le futur financement des zones de secours.
Les associations dénoncent le choix de tailler dans le secteur social. Pour certaines cela représente des dizaines de milliers d’euros de subventions en moins.
Par exemple 77.000 euros exactement pour Bébébus… Ce réseau de "crèches mobiles" va à la rencontre d’un public défavorisé dans toute la Province.
Claudio Pescarollo, administrateur délégué du réseau Bébébus est abasourdi par cette nouvelle. " La viabilité de l’asbl est remise en question. Le fait que la province fasse des choix, on peut l’entendre, mais pourquoi est-ce dans le secteur social qui est vraiment le secteur de proximité qu’on est allé chercher les montants en question ? C’est de nouveau les personnes les plus fragiles, les personnes qu’il faut soutenir qui sont visées. N’y avait-il pas moyen d’aller chercher ailleurs ces économies. Pour la province, c’est comme si ces sommes n’étaient pas importantes pour nous mais en fait elles sont vitales et notre travail est vital aussi".

Les associations demandent donc un moratoire de ces économies décidées par la province.

Marche arrière impossible

Du côté de la province, on dit comprendre la réaction des associations mais ne rien pouvoir changer. "Pour l’instant, par la porte, par les fenêtres, au chausse-pied, on n’arrive même pas encore à boucler le budget. Ça va être difficile, je ne veux pas donner de faux espoirs" explique Geneviève Lazaron, députée provinciale chargée de l’action culturelle. D’après la députée, impossible de faire marche arrière, impossible également de reporter les coupes de subsides. "On n’a pas le budget. Il faut voir si d’autres niveaux de pouvoirs, d’autres instances peuvent venir en aide à ces associations. Par exemple, le Bébébus pourrait être pris en charge par l’ONE". La province renvoi donc la balle aux autres niveaux de pouvoirs (communes et région).

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