Namur: le TRAKK s'agrandit pour mieux faire germer vos idées

Namur: le TRAKK s'agrandit pour mieux faire germer vos idées
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Namur: le TRAKK s'agrandit pour mieux faire germer vos idées - © Tous droits réservés

Installé dans une maison de ville à Namur depuis sa création en 2014, le pôle créatif TRAKK s'y sentait un peu à l'étroit. Le projet - porté par l'asbl KIKK, le Bureau économique de la Province de Namur (BEP) et l'Université de Namur avec le concours du Fonds européen de développement régional (FEDER) - déménage dans un ancien hall sportif en bord de Sambre, presque dix fois plus grand : près de 3000 mètres carré entièrement consacrés à l'innovation et à la créativité. Grâce à ce nouvel outil désormais opérationnel, le TRAKK ambitionne de devenir un centre de référence pour les industries culturelles et créatives et de rayonner au-delà des frontières régionales et nationales. Entretien avec la responsable de projet Laura Latour.

RTBF: Pourriez-vous rappeler en quoi consiste le rôle du TRAKK ? Qu'y fait-on exactement ?

L.L: Une de nos visions c'est que ce soit un lieu de référence pour les industries culturelles et créatives, pour les personnes qui vivent de leur créativité ou qui, en tout cas, se posent des questions sur l'économie collaborative. On espère vraiment que les secteurs plus traditionnels de l'économie vont venir échanger des idées, vont venir tester des nouvelles manières de faire ou de penser. Nous avons un grand FabLab (ndlr: laboratoire de fabrication) avec différentes machines comme des imprimantes 3D, des découpeuses laser ou une fraiseuse numérique qui permettent de concrétiser rapidement une idée. Au TRAKK, vous pouvez questionner vos idées, les confronter à d'autres et très vite réaliser un prototype qui vous permet d'aller trouver vos clients avec des maquettes ou des objets physiques. Ça permet d'accélérer les processus d'innovation et de ne pas devoir investir des montants importants en Recherche & Développement (R&D).

RTBF: Quels types de projets ont été réalisés jusqu'à présent ? Dans quels domaines ?

L.L: A partir du moment où un processus de création est en cours, ça peut vraiment intéresser de très nombreux domaines ! On a des personnes qui veulent concevoir de nouveaux circuits électroniques, d'autres qui veulent fabriquer des pièces de rouage pour les faire entrer dans un certain type de moteur, ou encore un bijoutier qui veut créer du mobilier sur mesure pour valoriser ses créations. Nous avons également été contactés par un architecte qui modélise ses structures sur ordinateur et confectionne ensuite ses maquettes dans notre atelier. Que ce soient des artistes, des entreprises de communication, des designers ou des architectes, nous essayons de réfléchir avec chacun de ces porteurs de projet, d'échanger de manière collective et de faire en sorte que tout le monde puisse rebondir sur les idées des autres.

RTBF: Quelle différence y a t-il avec le Pavillon qui doit être inauguré courant 2020 sur l'Esplanade de la Citadelle ?

L.L: Ce sont deux lieux qui ont en commun l'esprit d'innovation mais qui n'ont pas les mêmes fonctions. Je dirais que le Pavillon est une sorte de KIKK Festival permanent (ndlr: évènement annuel à Namur consacré à l'art et aux technologies numériques). Ce sera un endroit à la croisée des sciences, des arts et des nouvelles technologies. Dans la zone d'exposition permanente, le public pourra découvrir différentes installations interactives. Dans un autre espace, il pourra déconstruire ces mêmes installations qui parfois paraissent inaccessibles et comprendre leur fonctionnement. Les fonctions ne sont donc pas les mêmes, les publics non plus. Au Pavillon, on s'adresse surtout aux familles, aux écoles et aux touristes, alors qu'ici on vise principalement les projets entrepreneuriaux. En faisant émerger de nouvelles idées, la finalité du TRAKK est quand même d'ordre économique et de servir à des entreprises.

RTBF: Que vont permettre ces nouveaux locaux ?

L.L: Ce bâtiment est quasi dix fois plus grand que la petite maison qu'on occupait avant ! Avoir plus d'espace nous permet d'offrir des services supplémentaires. Il y a plus de bureaux à louer mais aussi des espaces de coworking (cotravail) et plus de place pour le FabLab qui est cinq fois plus grand que le précédent. Surtout, le fait d'avoir de grands espaces ouverts permet d'être plus flexibles dans l'accueil des gens qui viennent travailler. Plus besoin d'avoir forcément un bureau fixe toute l'année, on peut leur proposer un poste de travail pour quelques jours, voire pour quelques heures seulement. Le fait d'avoir un grand FabLab et d'avoir un grand espace de co-working va nous permettre de densifier la communauté et on espère que cela servira tous les projets à naître au sein du TRAKK.

RTBF: Quelles sont les tarifs du TRAKK et à quels publics s'appliquent-ils ?

L.L: Ça dépend bien sûr des services qui seront demandés. Pour le coworking, on a différentes formules qui vont de 100 euros (+/- 40 heures) à 250 euros par mois (24h/24h). Il faut bien se dire qu'on travaille avec un quota d'heures donc si la personne ne vient que deux heures sur une semaine, elle ne paiera que ces deux heures là. Cela vous donne également accès aux salles de réunion pendant un certain nombre d'heures et à la grande zone 'chill' ainsi qu'aux terrasses à l'arrière du bâtiment qui offrent un point de vue agréable sur la ville. Pour le FabLab, nous avons mis en place un système de cartes de cinq demi-journées, valables un an, à 35 euros la carte. Enfin, nous proposons une salle que nous appelons "l'Arène" qui permet d'organiser des conférences, les tarifs varient en fonction des demandes.

Informations sur : www.trakk.be

 

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