Namur: le square Léopold, véritable laboratoire de la démocratie participative

Lors de ces "ateliers urbains", une quarantaine de citoyens namurois vont réfléchir ensemble à l'aménagement du quartier autour du square Léopold, dans le nord de la "corbeille".
Lors de ces "ateliers urbains", une quarantaine de citoyens namurois vont réfléchir ensemble à l'aménagement du quartier autour du square Léopold, dans le nord de la "corbeille". - © Belga

C'est ce mercredi que se tiendra à Namur la première réunion des "Ateliers urbains". Une quarantaine de citoyens vont réfléchir ensemble à l'aménagement du quartier autour du square Léopold, dans le nord de la "corbeille".

La question centrale qui est posée ici, c'est : "Faut-il installer un centre commercial à cet endroit ?"

On le sait, la question divise les Namurois depuis bientôt six ans. Et le square Léopold, à ce titre, est un véritable laboratoire de la démocratie participative.

Un laboratoire dont l’histoire remonte à 2012

Tout démarre en effet en 2012 avec la création d'un collectif citoyen pour défendre les arbres du square Léopold. Deux pétitions et 25.000 signatures plus tard, la ville de Namur organise une consultation populaire. Elle se solde par un rejet du projet de centre commercial.

La Ville propose alors un comité de conciliation pour rapprocher les points de vue. Mais le projet finalement déposé ne contente pas grand monde.

Un Forum citoyen prend le relais en 2016. Des architectes planchent bénévolement pendant des mois sur une alternative. Il en sort une proposition décoiffante : un nouvel hôtel de ville au square Léopold et un centre commercial à la place de l'hôtel de ville actuel.

Pas possible juridiquement, répond la Ville, qui sort un nouveau lapin de son chapeau : les "ateliers urbains", xième avatar de la démocratie participative namuroise.

Plusieurs dizaines de Namurois - des habitants, des commerçants, des usagers - sont invités à confronter leur point de vue, sous la tutelle d'une entreprise spécialisée dans la gestion des "processus participatifs".

Mais plusieurs participants ont déjà fait part de leur scepticisme : les ateliers urbains serviraient avant tout à mettre le débat sous l'éteignoir pendant la campagne électorale. Et, avant même la première réunion, ces participants menacent de claquer la porte.

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