Namur : la ville réglemente la prostitution

La ville de Namur vient de préparer un règlement complémentaire de police pour mieux encadrer les quatre derniers bars à hôtesses du territoire communal. Le collège a déjà approuvé le texte. Il sera voté au conseil communal le trois septembre prochain. Les riverains sont soulagés mais les professionnelles sont inquiètes.

Une pétition d’une centaine de signatures

En février dernier, les voisins du quartier de Brumagne et du village de Lives-sur-Meuse se manifestent. Dans une pétition validée par une centaine de signataires, les habitants se plaignent d’attitudes jugées inadéquates et des tenues trop légères des prostituées.

Les riverains évoquent aussi des nuisances : "Parfois, des clients se garent dans mon parking par souci de discrétion", nous confie Marie, dont la maison se trouve à l’arrière du bar "La Coquine". "Des automobilistes font demi-tour dans la rue… Et puis certaines ont vraiment des attitudes provocantes", estime Marc, un autre voisin.

Un "règlement hypocrite"

Pour calmer les esprits, la ville a donc planché sur un règlement complémentaire de police. "Il prévoit d’occulter le corps des prostituées en vitrine entre 7 heures et 22 heures" explique Sabine Vandenbroucke, la directrice du cabinet de Maxime Prévot, le bourgmestre. De l’avis même de plusieurs signataires de la pétition, "c’est un règlement hypocrite. Les clients doivent naturellement pouvoir voir à qui ils ont affaire…"

Pour la gérante des quatre bars installés sur la chaussée d’Andenne, la discrétion est de mise même si elle nous confie – hors micro – que cette décision risque de nuire à son commerce. Elle réserve son commentaire pour le 3 septembre, date du vote officiel au conseil communal.

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