Namur: incertitude autour d'une consultation populaire sur le Parc Léopold

Un collectif se mobilise pour sauvegarder le Parc Léopold et ses grands arbres
Un collectif se mobilise pour sauvegarder le Parc Léopold et ses grands arbres - © Hugues Van Peel - RTBF

Les défenseurs du Parc Léopold à Namur sont plus que jamais mobilisés. Depuis deux ans, ils se battent pour que cet espace vert soit préservé et revalorisé. Ils réclament aujourd'hui l'organisation d'une consultation populaire. Pour que leur demande soit prise en compte, ils doivent recueillir au moins 11200 signatures, soit 10% de la population namuroise. L'objectif est presque atteint, mais il n'est pas certain que la ville organise réellement cette consultation.

Le Parc Léopold à Namur est voué à disparaître, victime du réaménagement du quartier de la gare : un centre commercial sera construit à endroit. Le projet est à l'étude depuis des années, la ville l'a présenté en 2012 plusieurs mois avant les élections communales. Mais depuis deux ans, un collectif de Namurois se bat pour la préservation et la revalorisation de cet espace vert et de ses grands arbres. Une pétition de 12000 signatures a déjà été remise aux autorités communales, sans résultat. L'idée d'introduire une demande de consultation populaire a donc été lancée. Il y a quelques semaines, le collectif est reparti à la chasse aux signatures : il en a déjà récolté 10000, il lui en faut 11200 (10% de la population namuroise) pour que sa demande soit prise en compte.

La ville obligée d'organiser la consultation ?

Mais finalement, il n'est pas certain que la ville soit tenue d'organiser la consultation populaire. Le problème réside dans le décret qui prévoit ce mécanisme de participation citoyenne. Le texte n'est pas clair : d'un côté, il laisse entendre que la ville n'est pas obligée d'organiser la consultation, même si le nombre de signatures est atteint; et de l'autre il est écrit qu'elle doit le faire. Entre ces deux points de vue opposés, le bourgmestre de Namur a fait son choix. "Si le nombre de signatures est atteint, le conseil communal doit se positionner, cela ne veut pas dire qu'il doit organiser d'office la consultation populaire, ni même de l'organiser avec la question que les contestataires ont soumise à la signature des Namurois", explique-t-il. Maxime Prévot poursuit : "On s'interrogera dans un premier temps sur l'opportunité de l'organisation elle-même, et dans un deuxième temps, le cas échéant, sur la formulation de la question qui sera posée".

De toute façon, si la consultation populaire est finalement organisée, il faudra qu’au moins 10% de la population namuroise se prononce pour que l’on procède au dépouillement. Et au bout du compte, même si les 10% sont atteints, la ville pourra très bien ne pas tenir compte du résultat. Il y a donc beaucoup d’incertitude autour de cette démarche. Il en faudra cependant beaucoup plus pour décourager le collectif qui défend le Parc Léopold. Son premier objectif, c’est donc la collecte des signatures. Elle devrait être bouclée dans les deux prochaines semaines.

Hugues Van Peel

 

 

 

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