Namur en mai 2016, avec ou sans les compagnies théâtrales namuroises ?

Théâtre de rue et arts forains, depuis 20 ans, se donnent rendez-vous dans les rues de Namur (en mai)
Théâtre de rue et arts forains, depuis 20 ans, se donnent rendez-vous dans les rues de Namur (en mai) - © Flickr - Philippe Teuwen

"Nous voulons travailler avec les compagnies théâtrales namuroises, insiste l'asbl Nem, à qui la ville de Namur a confié l'organisation des trois prochaines éditions de Namur en mai. Derrière cette asbl, on trouve les organisateurs du LaSemo festival d'Enghien. Pour décrocher l'organisation du festival namurois des arts forains, LaSemo a dû s'engager à préserver un ancrage local, en collaborant notamment avec les compagnies théâtrales du crû.

L'année dernière, après la faillite des organisateurs historiques (la famille Tirtiaux), un collectif de douze compagnies namuroises, l'asbl l'Isolat en tête, avait relevé le défi d'organiser un festival en quelques mois à peine. L'édition 2015, de moindre envergure que les précédentes, fut néanmoins considérée comme une réussite.

Le partenariat entre les nouveaux organisateurs et les compagnies namuroises paraît couler de source. Sauf que le courant ne passe pas entre LaSémo et François Moens, le porte-parole du collectif et trésorier de l'asbl l'Isolat. Celui-ci, depuis le départ, s'oppose à la procédure d'appel d'offres choisie par la ville. "Cette procédure n'est pas adaptée à une manifestation culturelle comme Namur en mai, martèle François Moens. La preuve : une seule offre a été déposée, celle de LaSemo. Ils n'ont aucun ancrage namurois et leur expérience dans le domaine des arts forains est presqu'inexistante. Nous sommes cohérents : l'asbl l'Isolat, en tout cas, ne participera pas à l'organisation de Namur en mai 2016."

Les Bonimenteurs et les Baladins du miroir

Et les autres compagnies namuroises ? Le responsable de la compagnie des Bonimenteurs, Jean Louyest, estime pour sa part que "LaSemo est un partenaire sérieux et crédible".

"Les Baladins du miroir, qui sont des pionniers de Namur en mai, sont ouverts également, affirme Samuel Chappel, responsable de l'asbl Nem. Plusieurs autres compagnies ont manifesté l'intention de collaborer avec nous. Je ne suis pas inquiet pour le casting ni pour l'ancrage namurois."

Reste à formaliser ce qui ne sont encore à ce stade que de vagues manifestations d'intérêt. Or le temps presse... Il reste quatre mois pour échafauder un programme de trois jours, impliquant des dizaines de compagnies théâtrales, namuroises, mais aussi belges et étrangères. Le défi est également de boucler un budget de 500.000 euros. La ville de Namur n'a promis que 100.000 euros.

 

 

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