Namur décrète un moratoire sur le développement des commerces en périphérie

Les espaces commerciaux ont poussé comme des champignons ces dernières années à la périphérie de Namur, comme ici le long de la chaussée de Marche, entre Jambes et Naninne
Les espaces commerciaux ont poussé comme des champignons ces dernières années à la périphérie de Namur, comme ici le long de la chaussée de Marche, entre Jambes et Naninne - © Flou

La ville de Namur a annoncé un moratoire de deux ans sur le développement des commerces le long de la Nationale 4, entre Jambes et Naninne. Ce qui signifie qu'elle s'opposera à d'éventuels nouveaux projets.

Il y a dix ans, il n'y avait pratiquement que des garages le long de la chaussée de Marche. Aujourd'hui, on y trouve de nombreux commerces de détail : alimentation, vêtements, chaussures, décoration... Typiquement le genre de commerces que les villes essayent maintenant de ramener au centre.

Mais on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Le centre de Namur souffre de problème d'accessibilité et de parking. Et les surfaces commerciales disponibles sont généralement de trop petite taille. D'où le succès des terrains à la périphérie, comme la chaussée de Marche ou la chaussée de Louvain.

Un centre plus attractif

Avec son projet de nouveau centre commercial dans le centre-ville, au parc Léopold, la ville espère rendre son hyper-centre plus attractif. Mais on sait que le premier promoteur, Urbanove, a sombré financièrement dans l'aventure.

C'est désormais le groupe Bésix qui est à la manœuvre. Un de ses premiers défis, c'est de convaincre des enseignes commerciales importantes de s'installer au centre de Namur. En décrétant un moratoire de 2 ans sur le développement des commerces le long de la nationale 4, la ville de Namur donne des gages de bonne volonté au nouvel investisseur.

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