Namur, capitale wallonne, nouvelle cible du PTB

Le PTB ne possède pas à Namur un leader charismatique comme Raoul Hedebouw mais vise tout de même plusieurs élus aux prochaines élections communales.
Le PTB ne possède pas à Namur un leader charismatique comme Raoul Hedebouw mais vise tout de même plusieurs élus aux prochaines élections communales. - © Belga

En Wallonie, le PTB a commencé sa percée dans les bastions industriels comme Liège ou Herstal. Peut-il aussi s'implanter à Namur ? D'après certains sondages, oui. Le parti des travailleurs, en tout cas, se met en ordre de marche pour les prochaines élections communales de 2018.

Le principal responsable du PTB à Namur, c'est Thierry Warmoes, un biologiste de 53 ans, originaire de Turnhout, fonctionnaire de la Région flamande (Vlaamse Milieumaatschapij à Leuven). Il habite à Namur depuis plus de 20 ans et est assez présent sur le terrain; encore récemment au milieu des sans-abris pour dénoncer le décret anti-mendicité, ou dans les piquets de grève de la CGSP mardi dernier.

Il s'est déjà plusieurs fois présenté devant l'électeur à Namur, notamment aux communales en 2012 et aux élections fédérales de 2014. Mais il n'a jamais été élu. Dans la capitale wallonne, il est épaulé par Jean-François Lenoir, un psychologue de 34 ans, formé à l'UCL, qui était lui tête de liste aux régionales en 2014.

Les deux camarades seront en bonne place sur la liste PTB aux prochaines élections communales. "Notre objectif, détaille Thierry Warmoes, c'est de décrocher au moins un siège mais on peut sans doute être plus ambitieux et viser entre trois et cinq élus".

A peine 160 cotisants, mais pas Christian Panier

Encore faut-il trouver les cadres. Car si la progression du PTB dans les sondages est rapide, sur le terrain les militants ne sont pas légion : une trentaine de membres actifs à Namur et 160 cotisants. "En Province de Namur, aux élections communales, nous ne présenterons pas de liste en dehors de la capitale, explique Jean-François Lenoir, parce que nous voulons que nos candidats soient soutenus par une base sur le terrain. Et notre ancrage est encore insuffisant dans le reste de la province."

Jusqu’il y a peu, le PTB de Namur comptait dans ses rangs une figure médiatique, Christian Panier, juge à la retraite, qui a accueilli chez lui Michèle Martin, l'épouse de Marc Dutroux. Les prises de positions publiques du magistrat sur la réinsertion des détenus n’ont pas plu à la direction du PTB. La dernière cotisation versée par Christian Panier lui a été poliment retournée.

Sa mise à l’écart a suscité des remous au sein du PTB Namurois. Quelques militants ont pris leur distance, dénonçant une dérive populiste.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK