Namur: 11 200 signatures pour une consultation sur le Parc Léopold

Affichage et récolte de signatures pour la sauvegarde du Parc Léopold à Namur
Affichage et récolte de signatures pour la sauvegarde du Parc Léopold à Namur - © Hugues Van Peel - RTBF

Les défenseurs du Parc Léopold à Namur restent mobilisés, même pendant les vacances. Ils viennent d’atteindre le seuil des 11 200 signatures pour réclamer l’organisation d’une consultation populaire sur la sauvegarde de cet espace vert. Le parc situé à deux pas de la gare est voué à disparaître pour laisser la place à un centre commercial, mais ce projet est très critiqué par certains Namurois.

11 200 signatures, c’est 10% de la population namuroise, le seuil requis pour que la demande de consultation populaire soit prise en compte. Cet objectif est atteint, mais le collectif qui se bat depuis deux ans pour la sauvegarde du parc Léopold maintient la pression. "Durant le mois d'août, nous allons faire le tri parmi ces signatures pour supprimer les doublons par exemple, explique Marcel Guillaume, porte-parole du collectif de défense du Parc Léopold. Et nous allons continuer à démarcher les Namurois pour constituer une réserve de signatures."

Le collectif compte introduire son dossier en septembre, mais il n’est pas certain que la consultation populaire sera réellement organisée. Il y a quelques semaines, le bourgmestre déclarait que la ville ne serait pas obligée de le faire. Il est vrai que le décret est ambigu et laisse libre cours à l’interprétation. Mais il y a "l’esprit du décret". Les défenseurs du parc Léopold restent confiants. "On a des précédents à Rouvroy et à Huy où les autorités communales ne voulaient pas organiser la consultation populaire réclamée par la population, mais elles ont finalement été contraintes de le faire". Et Marcel Guillaume poursuit : "Je crois qu'à Namur, laisser planer un doute sur l'obligation d'organiser la consultation relève un peu de la manipulation".

Quoi qu’il en soit, même si la consultation populaire est organisée un jour, la course aux obstacles ne sera pas terminée pour autant. En effet, il faudra qu’au moins 10% de la population namuroise se prononce pour que l’on procède au dépouillement des bulletins. Or le vote ne sera pas obligatoire, il faudra donc convaincre les Namurois d'aller voter. Et au bout du compte, même si les 10% sont atteints, la ville pourra très bien ne pas tenir compte du résultat.

Hugues Van Peel

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