Mouscron: le Covid-19 a pesé sur le nombre d'inscriptions à l'internat du Collège technique Saint-Henri

À l'internat du Collège technique Saint-Henri de Mouscron, le Covid-19 a pesé sur le nombre d’inscriptions
À l'internat du Collège technique Saint-Henri de Mouscron, le Covid-19 a pesé sur le nombre d’inscriptions - © Denis Vanderbrugge

La crise sanitaire touche également les internats, des internats qui sont vides depuis le mois de mars, depuis le début du confinement.

Ce mardi 1er septembre, dans ces internats, c'est aussi la rentrée.  Un "ouf" de soulagement pour ce secteur privé de rentrées financières depuis six mois.

Mais pour certains internats, la rentrée ne met pas un terme aux effets du Covid parce qu’avec la baisse du nombre d'inscriptions, plusieurs d’entre eux risquent purement et simplement la perte de leurs subsides.

22 sur 30

C'est le cas à Mouscron, à l'internat du Collège technique Saint-Henri où la direction et les éducateurs sont un peu inquiets parce que les comptes ne sont pas bons "Nous ne comptons que 22 internes pour l’instant, confie Pierre Watthez, le directeur, et pour bénéficier des subsides, il en faut trente.  Il nous manque donc huit inscriptions".

"C’est ma vingt-huitième année au sein de l’internat, je n’ai jamais vu ça, c’est exceptionnel" avoue Nicolas Baert, l'un des éducateurs.

"Ce qui me fait peur, enchaîne le directeur, c’est qu’il y en a au moins quatre qui sont en sixième ou en septième et ceux-là nous sommes sûrs de ne pas les revoir l’année prochaine puisqu’ils ont terminé leur cycle".

Les étudiants français refroidis

La direction du Collège pointe un effet Covid, notamment pour les élèves français qui sont moins nombreux que l'année dernière "la fermeture des frontières, je pense que cela a marqué les esprits, poursuit le directeur, le passage de la frontière entre la France et la Belgique était assez compliqué pour les élèves qui sont revenus en juin.  Il n’y avait plus de bus et ces élèves français ont dû fournir des attestations prouvant leur inscription dans un établissement belge.  Autant de contraintes qui ont à mon avis refroidi un peu le public français".

Sans nouvelles inscriptions d'ici octobre, pas de subsides.  Il faut donc à tout prix récupérer des élèves.  "Nous allons devoir accentuer la publicité pour que l’année prochaine le chiffre de trente inscriptions soit atteint, conclut Pierre Watthez, il faut que nous puissions prouver que la désaffection de cette année est imputable au Covid "

La direction espère toujours une dérogation pour cette année, histoire de quand même bénéficier de ses subsides, malgré cette mauvaise rentrée.

 

 

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