Mont-Saint-Guibert : enquête publique sur l'extension de la sablière

Mont-Saint-Guibert: enquête publique sur l'extension de la sablière.
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Mont-Saint-Guibert: enquête publique sur l'extension de la sablière. - © Google Street View

La sablière de Mont-Saint-Guibert est la plus grande de Belgique, avec une production annuelle d’environ 850 000 tonnes. L’entreprise Shanks, qui exploite le site, veut étendre ses activités sur une zone de 49 hectares située le long de la nationale 4 et de la nationale 25. Après la modification du plan de secteur autorisée en juin 2013 par le gouvernement wallon, voici le temps de l’enquête publique. Elle sera lancée le 13 janvier. Mais le feu vert définitif au projet ne sera sans doute pas octroyé avant des mois. L’entreprise est donc prête à travailler sans permis.

Avec ce projet d’extension, l’entreprise Shanks a appris la patience. La première demande introduite au gouvernement wallon remonte à treize ans. Les ministres se sont succédé mais le dossier n’a jamais abouti. Il semble aujourd’hui enfin sur la bonne voie, mais il reste encore plusieurs étapes à franchir : l’enquête publique dans quelques jours (du 13 janvier au 26 février) ensuite un retour sur le bureau du ministre avant l’étude d’incidence. Tout cela pourrait prendre au moins un an. Or, les réserves de la sablière ne permettront pas d’attendre si longtemps.

A l’heure actuelle, explique le directeur Vincent Peetroons, il me reste maximum quatre à cinq mois d’exploitation :

"Et puis on essaie de trouver des solutions. Il y en a une qui s’est présentée à nous récemment, c’est le grand chantier du RER à Louvain-la-Neuve où on va extraire quelques milliers de tonnes de sable, ce qui nous permettra de tenir six mois de plus ".

L’entreprise envisage aussi de commencer les travaux d’extension de la sablière sans attendre le feu vert définitif, car selon elle, un arrêt temporaire de l’activité est impensable :

"Si on met tout à l’arrêt, mes clients vont partir ailleurs, ils vont trouver des solutions alternatives. Mais ils vont rencontrer de gros problèmes parce qu’ils ne trouveront pas si facilement des solutions pour remplacer le sable du Brabant wallon."

Shanks est donc prête à travailler sans autorisation, il en va selon elle du maintien de 3 500 emplois directs et indirects. Mais l’exploitant de la sablière estime qu’après tout, il n’est pas responsable du délai anormalement long pour l’octroi du permis.

Hugues Van Peel

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