Mons 2015 : sécuriser le BAM coûtera près de 3 millions d'euros

Pour accueillir l’expo Van Gogh 2015, Mons va devoir investir 2,7 millions d’euros pour la mise en conformité du BAM.
Pour accueillir l’expo Van Gogh 2015, Mons va devoir investir 2,7 millions d’euros pour la mise en conformité du BAM. - © Flickr - ines saraiva

Un accord est intervenu entre la ville et l’entrepreneur au sujet de la réparation des malfaçons. Son coût : 250 000 euros, pris en charge à 80% par l'entrepreneur. Mais la facture pour la Ville risque d’être bien plus lourde car il s'agit aussi de mettre le musée à niveau pour la grande exposition Van Gogh en 2015. Il faut en effet un budget de 2,7 millions pour sécuriser le site, améliorer les conditions de conservation des toiles et l'accueil des visiteurs.

Précisément, le budget total pour la mise en conformité du BAM s’élèverait à 2,7 millions d’euros. Une sacrée somme pour la ville de Mons qui venait justement d’équiper le musée avec du matériel flambant neuf. ''Là, nous avons des capteurs qui mesurent en permanence la température et le taux d’hygrométrie des salles, déclare Marc Darville (l’échevin des Travaux). Ici, ils indiquent un chiffre de 46, soit les critères prévus.''

Un chiffre qui ne correspond pas à ceux qu’imposent les grands musées qui prêteront leurs toiles pour l'exposition Van Gogh en 2015. Il faudra donc installer un nouveau système. Mais leurs exigences ne s'arrêtent pas là. Si elle veut accueillir Van Gogh, la Ville devra transformer le BAM en un bunker inviolable, avec caméras et salle de contrôle. ''Les portes d’entrée par exemple, souligne Marc Darville, doivent avoir une résistance minimum d’une demi-heure aux agressions physiques. L’infrastructure du toit aussi devra être revue. Pour le moment, on sait s’y poser en hélicoptère. Les salles vont donc devoir être complètement isolée de la toiture.''

Il faudra aussi adapter la billetterie pour accueillir des visiteurs qui feront la file par centaines. Des travaux qu'il aurait été impossible de prévoir à la conception du BAM, nous dit encore l'échevin. ''Si nous n’avions pas été désignés capitale culturelle européenne, nous nous serions contenté de faire les réparations s’élevant à un peu plus de 250 000 euros. Et nous n’aurions pas investi 2,7 millions.''

Stéphanie Vandreck

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