Mons : Une cinquantaine d'étudiants manifestent pour leur finançabilité

Mons : Une cinquantaine d'étudiants manifestent pour leur finançabilité
Mons : Une cinquantaine d'étudiants manifestent pour leur finançabilité - © Martin Caulier

Le rassemblement n’aura duré que quelques minutes. Les étudiants étaient une cinquantaine sur la place du Marché aux herbes, à Mons, tous à bonne distance, pour faire entendre leur mécontentement et faire entendre leurs revendications.

À l’initiative le Comac, les jeunes PTB de Mons, qui dénonce les règles de finançabilité des études supérieures et un manque de soutien pour les étudiants en détresse psychologique dans les universités et les hautes écoles montoises.

"On veut que cette année ne soit pas comptée pour les conditions de finançabilité, pour que personne ne soit éjecté des études", explique Apolline Dupuis, la présidente du Comac de Mons. Les étudiants qui ratent cette année pourraient ne plus être finançables s’ils ont déjà échoué deux fois dans le même cycle d’étude. Ils perdront donc le droit de s’inscrire à nouveau en ayant une intervention publique dans les droits d’inscription. "C’est une vision élitiste qui est proposée par la ministre Glatigny" (ndlr : Valérie Glatigny, la ministre de l’Enseignement supérieur), affirme la présidente.

Plus de soutien psychologique

"Tous les étudiants que vous là, certains ont des pensées suicidaires", raconte Apolline Dupuis en montrant les étudiants présents à la manifestation. "D’autres ont arrêté l’école, certains sont en décrochage, … Alors que notre premier job c’est d’étudier et aujourd’hui on nous empêche de le faire", ajoute la présidente du Comac.

Les étudiants demandaient donc plus de psychologues dans l’enseignement supérieur montois. "A l’UMons, il n’y a qu’une seule psychologue pour 10.000 étudiants", explique-t-elle. Depuis, un appel à candidature a été lancé dans l’université montoise, "mais on attend de voir", dit Apolline Dupuis.

Les politiques doivent agir maintenant

Un comité de concertation à lieu aujourd’hui. Des assouplissements sont à la table des négociations et on parle d’un retour progressif des étudiants dans les auditoires d’ici une quinzaine de jours. Toujours si la situation sanitaire le permet. "Il faut que les établissements retombent en code jaune", affirme Apolline Dupuis, "on est vraiment au bord et on veut se faire entendre maintenant".

L’étudiante se montre donc sceptique quant aux assouplissements qui seront éventuellement pris. "On veut que ce qu’on demande soit appliqué, pas qu’on invente de nouvelles mesures. La ministre de l’enseignement supérieur avait déjà tapé sur le clou en annonçant des résultats meilleurs à la dernière session, alors qu’à l’époque, nous n’avions même pas encore reçu tous nos résultats".

"On ferme le robinet jeunesse sans débat. On est l’avenir de ce pays et on nous prive de tout ce qui est essentiel, il faut que ça s’arrête", conclut-elle.

Précarité des étudiants : JT 19/02/2021

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