Mons: un cordonnier fabrique des sandales sur mesure

Carmelo confectionne aussi bien des chaussures que des sandales, pour tous les âges.
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Carmelo confectionne aussi bien des chaussures que des sandales, pour tous les âges. - © Mathilde Mettens

C’est de plus en plus rare. Carmelo Cuschera confectionne des chaussures et des sandales dans son petit atelier, rue des Capucins à Mons. L’artisan pense même être le seul en Belgique. "Dans le Borinage je suis le seul. Et je n’ai jamais entendu qu’il existait d’autres fabricants de sandales en Belgique en tout cas."

Dans la famille Cuschera, la cordonnerie se transmet de père en fils. "Mon père fait ce métier depuis 35 ans. Je suis né dedans, il m’a appris les bases du métier", raconte Carmelo. De fait, les études pour être cordonnier n’existent plus. "Avant, il existait pas mal d’écoles où on pouvait apprendre la fabrication et la réparation de chaussures. Maintenant, il n’y en a plus du tout", complète Carmelo. Le frère de Carmelo est également cordonnier et tient un petit magasin à La Louvière. Carmelo confie même que son frère se lance, lui aussi, dans la confection de chaussures.

Une envie de créativité

Ça fait deux ans que Carmelo s’est lancé dans la confection de sandales. "J’avais envie d’être créatif. J’avais les bases du métier mais j’ai décidé d’aller un peu plus loin. Au début, c’était un peu difficile. Mais petit à petit, avec l’expérience, ça commence à vraiment bien rouler", explique l’artisan cordonnier.

La demande est grandissante dans le petit magasin de Carmelo. "Surtout avec ce temps, les sandales ça marche super bien." Le cordonnier veut toucher tous les publics, autant les jeunes de 18 ans que les personnes de 60 ans. Carmelo vend ses créations dans son atelier mais également via la boutique "La Solée d’or", située Rue du Hautbois à Mons. Sabrina Salvati, responsable de la boutique, a décidé de lui faire confiance parce qu’elle recherchait une collaboration 100% belge et montoise. "J’ai été voir ses réalisations et comme j’adore le cuir et l’artisanal, je lui ai fait confiance parce qu’on a la même passion et qu’on voulait mettre en avant la distribution courte."

Une collaboration 100% belge et montoise que Sabrina Salvati espère poursuivre très longtemps. "Mon but est de revenir aux sources. J’espère, le plus vite possible, vendre uniquement des chaussures de Carmelo. C’est mon rêve. Et je pense qu’on y arrivera car on est passionnés et très motivés."

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