Mons: Un concours de ponts en spaghetti pour faire connaisance avec la haute école

Spaghetti, lasagne et autres pâtes pour construire un petit pont léger et solide
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Spaghetti, lasagne et autres pâtes pour construire un petit pont léger et solide - © I. Palmitessa

Des élèves de cinquième et de rhéto de trois écoles secondaires hennuyères ont participé à un concours de construction de ponts ce mardi 13 mars. C'est la HELHA (Haute école Louvain en Hainaut) qui l'organisait. Principe de l'épreuve: construire un pont composé de pâtes et de colle. Le tout ne devant pas dépasser un kilo. Un pont léger mais en mesure de supporter une charge. Une fois construit, il est testé afin de mesurer sa résistance. Construire un tel pont, c'est imaginer un modèle, le dessiner, calculer son poids et ses caractéristiques. Un vrai problème de math, de physique et de construction. Mais à voir les visages concentrés, les rires et l'excitation pour réaliser le projet, on est loin de l'exercice rébarbatif... Pourquoi des pâtes? La réponse est simple et elle vient de l’organisateur de la journée, Julien Chantry, professeur à la HELHA: "c'est léger, accessible et ça colle bien".

Sur les tables du restaurant de la HELHA, c'était donc festival de pâte et ballet de pistolet à colle. Les modèles de ponts sont variés, les équipes très appliquées, le timing serré et bientôt il sera temps de peser et de tester les ponts pour désigner le vainqueur.
 

Une première approche de la haute école

Ce concours est clairement une opération découverte pour ces jeunes qui se lanceront peut-être l'an prochain dans des études supérieures. Une rencontre aussi puisque chaque équipe en compétition a été coachée par un étudiant de la HELHA. C'est le cas de Sandro Micciche, en master d'électro-mécanique, le jeune homme est ravi d'aider ses cadets car lui-même n'avait jamais réalisé ce type de "bricolage" scientifique: "on avait déjà fait ce genre d'exercice sur simulateur mais jamais en réalité c'est donc l'occasion de tester ce qu'on a appris à l'école". Pour ce futur ingénieur industriel, c'est aussi un exercice de direction d'équipe: "on est là pour les guider, pour qu'ils comprennent la résistance des matériaux, le transfert des charges... et ça se passe très bien, ils sont formidables".

Ce travail d'équipe, c'est aussi ce que souligne Charline Maton, une enseignante de l'Institut Don Bosco à Tournai: "c'est ludique, c'est concret et c'est agréable de les voir collaborer entre jeunes de différents âges et de différents horizons, c'est très positif!".

Des élèves de Mons, de Tournai et de Charleroi

Et les jeunes, ils en pensent quoi? Sara Jacmart, de l'Athénée royal Ernest Solvay (Charleroi) apprécie l’exercice, elle qui rêve de devenir plus tard professeur de mathématiques est convaincue de intérêt de réaliser des expériences de ce type: "on voit ici par exemple qu'on a dû calculer le périmètre du demi-cercle en fonction de la longueur qui était demandée, on voit vraiment dans la vie de tous les jours à quoi servent les maths et les sciences".

Mais vient l’heure du verdict. Certains ponts sont trop lourds, d'autres peu résistant mais la plupart sont très bine réalisés. C'est finalement une équipe du collège Saint-Stanislas de Mons qui décroche la victoire avec un petit pont de moins d'un kilo qui a supporté jusqu'à 2,8 kilos!

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