Mons tire le bilan de son plan grand froid

A Mons, pendant la période hivernale, l'abri de nuit est passé de 12 à 28 lits (illustration).
A Mons, pendant la période hivernale, l'abri de nuit est passé de 12 à 28 lits (illustration). - © Belga

Le plan grand froid vise à augmenter le nombre de places d'accueil pour les personnes sans abri en période hivernale, en étendant la capacité des abris de nuit ou en ouvrant des lieux d'accueil temporaires, comme des casernes. Il est prévu que le plan grand froid se termine ce week-end sur l’ensemble du territoire wallon. L’occasion pour Mons de dresser un premier bilan.

A Mons, pendant la période hivernale, l'abri de nuit est passé de 12 à 28 lits. Et s'il a affiché quasiment complet tous les jours, Julie Richez et son équipe n'ont jamais dû refuser personne. "Cette année-ci, on  a eu 34 personnes différentes alors que l’année passée, pour la même période, on en comptait quasiment le double."

Ce qui a peut-être aussi joué, c'est l'ouverture de la caserne Saint-Jean, à Tournai. 25 à 30 lits disponibles pour des sans-abris de toute la province. Et de manière non conditionnelle. C'est-à-dire que contrairement à d'autres lieux d'accueil, tous les profils y étaient acceptés. "Notamment des personnes accompagnées d’un chien ou des personnes souffrant d’assuétudes qui ne peuvent entrer directement en maison d’accueil, commente Corinne Villée (responsable du Relais social de Tournai)."

Parmi les personnes accueillies à caserne, il y a le public SDF proprement dit, mais aussi des personnes avec un problème de logement ponctuel, que les éducateurs de rue comme Benoit Defresnes ont aussi pu accompagner. "S’il y a une demande, la caserne est une bonne possibilité, le temps que les démarches aboutissent. Au moins, la nuit, ils ne sont pas dehors."

Cela dit, la plupart des acteurs de terrain le disent : si cette aide hivernale a été la bienvenue, c'est toute l'année qu'il faut gérer le problème des sans-abris.

Stéphanie Vandreck

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