Tertre: quelques jours après son retour des Philippines, un urgentiste témoigne

Dès leur arrivée, il a fallu faire face aux immenses besoins rencontrés sur place et, dès que l’hôpital de campagne a été installé et est devenu opérationnel, Frank Van Trimpont et son équipe n’ont pas arrêté. Au cœur des décombres, dans la périphérie de Tacloban, ils ont soigné les infections, plaies et blessures multiples dont souffraient un nombre important d’enfants.

Aidés par les spécialistes pédiatriques de l’équipe, Frank Van Trimpont a pu témoigner que les plaies et infections soignées évoluaient bien, ainsi que les graves affections respiratoires rencontrées.

Une équipe polyvalente

B-Fast était constituée d’une équipe de 38 personnes composée non seulement de médecins et infirmiers mais aussi de cuistots et de techniciens informés au jour le jour du travail de l’hôpital. Un panneau indiquait ainsi aux membres de l’équipe les traitements dispensés, y compris cette nuit où les médecins sont intervenus pour…un accouchement.

Aujourd’hui de retour à Tertre, dans l’entité de Saint-Ghislain, Franck Van Trimpont a retrouvé sa femme et ses trois enfants et un pays doté de toutes les infrastructures nécessaires pour répondre à l’ensemble des besoins. Une situation très éloignée de celle qu’il a quittée là-bas aux Philippines même si la vie reprenait doucement avant leur départ

"On voyait des services d’électricité du pays qui installaient des poteaux, qui recommençaient, explique-t-il, et on a eu l’occasion de voir un petit marché à quelques centaines de mètres de notre structure où, voilà, on retrouvait des produits à vendre, y’avait du poisson, y’avait un peu de viande, voilà donc la vie recommençait et ça c’est très agréable de voir ça dans un pays aussi dévasté".

On ne revient pas indemne

L’homme ne rentre pas indemne de son expérience aux Philippines, pas plus qu’il n’était rentré indemne d’Indonésie après le Tsunami, ou d’Algérie après le tremblement de terre. Franck Van Trimpont est fier du travail accompli, fier aussi d’avoir une famille qui le laisse partir.

Mais pour qu’une telle entreprise puisse encore se concrétiser il faut des fonds et ce sont nos impôts qui financent B-Fast, d’où l’importance de les payer pour que de telles opérations de solidarité puissent continuer conclut Frank Van Trimpont.

Il est revenu au micro de Manu Delporte sur les conditions dans lesquelles l’équipe de B-Fast a vécu l’opération. Ecoutez son témoignage ci-dessus.

Vincent Clérin

 

 

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