Mons: le pâtissier Hubert Colson est décédé

L'établissement fondé en 2006 à Brooklyn
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L'établissement fondé en 2006 à Brooklyn - © Google Map

Beaucoup de Montois ont salivé un jour devant sa vitrine, craqué pour un de ses croissants aux amandes, une de ses tartes au riz. Hubert Colson a tenu un établissement pendant plus de 20 ans dans la cité du Doudou. Puis il a traversé l'Atlantique, pour rejoindre Brooklyn, où la pâtisserie Colson a acquis ses lettres de noblesse.

Hubert Colson semble avoir vécu plusieurs vies à la fois, sur différents continents.

Il voit le jour à Liège, en 1951, d'un père boulanger-pâtissier et d'une mère professeure de lettres. Toute sa vie, il va "naviguer" entre plusieurs métiers, plusieurs passions. D'abord enseignant, directeur d'école, il ouvre en 1986 une pâtisserie à Mons. Plus tard, il explore une nouvelle voie, celle de la psychanalyse. Il multiplie les allers-retours à Paris pour suivre un cursus sur les bancs de La Sorbonne. "Pendant cette période, il s'investit avec beaucoup de dévouement dans l'accompagnement des malades du sida en fin de vie", raconte son ami Yonatan Israël, dans un message posté sur les réseaux sociaux. 

Itinéraire hors du commun, que celui d'Hubert Colson. On parle encore à Mons de ses tartelettes, ses croissants, ses glaces. La maison-mère était installée rue des Fripiers, à deux pas du piétonnier. Peut-être avez-vous dans votre bibliothèque un ouvrage qu'il a co-signé? Hubert Colson en écrira quatre au total, dont deux pour enfants, "La pâtisserie avec Martine", "Le sucré salé avec Martine".

Un jour, en 2006, il fait ses valises, contraint de fermer sa boutique montoise. Direction New York. Il s'installe avec son compagnon dans "la Grosse Pomme". Avec Yonatan Israël, il fonde un nouvel établissement Colson, en plein coeur de Brooklyn. En vitrine, ils installent des financiers, des tartes au citron, des Paris-Brest. Leurs gaufres, leurs glaces rencontrent rapidement du succès auprès d'une clientèle habituée aux donuts et aux muffins. Même le New-York Times recommande la pâtisserie Colson, et ses croissants. Un deuxième lieu de production, plus vaste, verra le jour, ailleurs dans New York quelques années plus tard. Il est toujours en service. 

Le pâtissier Hubert Colson s'est éteint ce dimanche, des suites d'un cancer. Sur les réseaux sociaux, les hommages se multiplient. 

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