Mons : le BAM à la recherche de la température optimale

La raison d’un tel test est évidemment à chercher dans la nature de cet endroit magique destiné à accueillir de prestigieuses œuvres d’art exposées dans de grands musées des quatre coins du monde.  Le cahier des charges pour la conservation de ces œuvres est extrêmement pointu et exige des réglages fins.

"Une œuvre d’art est très fragile, réagit à la lumière mais réagit aussi aux variations climatiques, explique Xavier Roland, responsable du pôle muséal, c’est-à-dire s’il fait trop chaud ou trop froid, si il y a trop d’humidité ou pas assez d’humidité, c’est très mauvais pour une œuvre d’art".

"Ce qui est très mauvais aussi pour une œuvre d’art, ce sont les variations, donc, si tout d’un coup on passe de 20° à 23°ou, si tout d’un coup on passe d’une humidité relative de 50 % à 45 ou à 55 trop rapidement, c’est très mauvais".

Le Musée dispose donc d’une infrastructure technique pour gérer  ces variations.  "Quand quelqu’un rentre dans une salle, il dégage de l’humidité en respirant, il dégage une chaleur avec son corps et ça, toute l’infrastructure vient moduler, réguler ça, pour que le climat ambiant de la salle ne change pas et que l’œuvre ainsi reste toujours dans un climat stable".

A un mois du premier rendez-vous programmé dans la perspective de Mons 2015, l’exposition Andy Warhol le 5 Octobre, l’exercice était donc important.  Marion Aquilina était présente à cet exercice où près de deux cents faux visiteurs s’animaient devant des murs absolument blancs dans ce musée d’une capacité totale de près de cinq cents personnes. Ecoutez son reportage ci-dessus.

Vincent Clérin

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