Mons: la désignation de la Directrice générale adjointe faite dans les règles, selon la Ville

Mercredi, le Collège communal de la ville de Mons s'est réuni. À l'ordre du jour : la désignation de la Directrice générale adjointe , Anne-Sophie Charle, qui n'aurait pas été faite dans les règles comme le laisse penser le Groupe d'étude et de réforme de la fonction (Gerfa). La ville de 100.000 habitants réfute ces accusations et affirme que cette choix a été fait devant un jury composé de directeurs généraux et provinciaux et d'un professeur d'université. 

La prestation de serment de Anne-Sophie Charle lors du conseil communal d'avril dernier avait conduit à un échange très vif entre le bourgmestre montois Elio Di Rupo (PS) et le leader de l'opposition MR, Georges-Louis Bouchez. Ce dernier avait réclamé le huis-clos pour aborder d'éventuelles irrégularités dans cette nomination. Le refus de sa demande avait conduit à l'incident avec Elio Di Rupo.

La ville hennuyère était sans Directeur général adjoint depuis le départ à la pension de Philippe Libiez en 2015. Cécile Brulard avait alors été désignée Directrice générale adjointe stagiaire par le conseil communal dans un premier temps avant que le terme "stagiaire" lui soit enlevé le 1er janvier 2017. "Depuis début 2016, Cécile Brulard était seule à exercer les fonctions de Directrice Générale Adjointe et Directrice Générale et à gérer l’administration et le secrétariat du Collège", indique un communiqué de presse de la ville. La situation devenait donc compliqué à gérer "vu l'ampleur des tâches". 

Un choix voté à l'unanimité

Le 1er janvier 2018, le conseil communal décide à l'unanimité d'entamer la procédure de promotion d'un Directeur général adjoint et prévoit de promouvoir Cécile Brulard en tant que "Directrice générale adjointe à titre définitif et exerçant les fonctions de Directrice Générale faisant fonction, au grade de Directrice Générale à titre stagiaireEn agissant de la sorte, le Conseil, unanime, estimait que la désignation d’un Directeur Général Adjoint était impérative pour assurer une gestion optimale des services de la Ville de Mons".

Pour le Conseil, il n'y a eu aucune précipitation et le choix sur lequel il s'est porté a été validé par l'unanimité et non pas majorité contre opposition comme le laisse entendre le Gerfa. Ce dernier se questionne dans sa revue mensuelle "Diagnostic" publiée mi-mai et conclut après analyse de la situation que "la nomination d'Anne-Sophie Charle est triplement illégale, d'abord fondée sur une première condition suspensive (la vacance), puis une seconde (la réussite du stage de l'actuelle DGA) et enfin en prenant effet à une date où le Conseil communal actuel ne sera plus compétent". 

Politisation du dossier

"En mars 2018, le Conseil décide à, bulletin secret, par 28 voix pour, 6 contre et 2 abstentions de désigner Anne-Sophie Charle en qualité de Directeur Général Adjoint stagiaire au 01/01/2019 sous la condition suspensive que la vacance du poste de Directeur Général Adjoint soit prononcée, à l’issue du stage de Madame Cécile Brulard, en qualité de Directrice Générale", détaille le communiqué.

Le Collège regrette enfin que le Gerfa politise le dossier. "Madame Anne-Sophie Charle a en effet été cheffe de cabinet du bourgmestre avant 2013. Est-ce une raison pour l'empêcher à vie de postuler à des fonctions qui correspondent à ses compétences? ", s'interroge-t-il.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK