Mons: la collection Duesberg lui survivra grâce à la signature d'une convention

Une convention un peu particulière a été signée à l’hôtel de ville de Mons ce mercredi matin, une signature qui garantit un avenir à la collection d’objets d’Arts décoratifs d’exception des époux Duesberg, une collection actuellement exposée dans le musée montois qui porte leur nom.

La signature d’une convention

Pratiquement, "par cette convention, indique la ville de Mons, les époux Duesberg s’engagent à léguer leur collection à la fondation Emile Cornez, qui prend le nom de Fondation baronne et baron François Duesberg, avec l’obligation pour la fondation de préserver les collections à Mons et de les faire vivre en coordination avec les services de la ville"

Le musée Duesberg a vu le jour le 21 septembre 1994. Situé au Square Roosevelt, il abrite les collections de deux passionnés. Celles-ci sont constituées de 3.000 objets datant de la fin XVIIIème, début XIXème siècle: pendules rares et prestigieuses, bronzes dorés français, belles porcelaines (essentiellement de Bruxelles et de Paris), orfèvreries de prix, bijoux rares,… le musée est un véritable écrin.

Tout a commencé par une pendule

Pour François Duesberg, tout a débuté en 1964 par l’acquisition d’une pendule sur laquelle l’homme, qui était alors juriste dans une entreprise d’assurances, va se pencher pour en comprendre les rouages. Une démarche qui sera le point de départ d’une passion qu’il développera auprès d’un horloger de Saint-Gilles.

Depuis la pendule s’est faite collection d’objets si divers et prestigieux que les époux Duesberg ont décroché d’enviables étoiles au Guide Michelin. Deux pour les pendules de monsieur, deux pour la collection de porcelaines de madame et deux pour la qualité du musée.

Une attractivité qui se traduit dans les chiffres de fréquentation puisque le musée du square Roosevelt attire pas moins de 2.500 personnes par mois sous ses prestigieux plafonds.

Remettre les pendules à l’heure

"Je suis un tantinet soulagé de permettre à la ville de Mons d’en sortir par le haut, souligne avec malice le baron, car la situation était très compliquée depuis près d’un quart de siècle, très caduque et juridiquement un tantinet accablante pour certains et donc par ce biais-là cela permet à la ville de Mons de remettre un peu les pendules à l’heure en remettant les donations passées sur les rails en bénéficiant de surcroît d’une immense cession complémentaire à celles déjà offertes à trois reprises à la ville de Mons".

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Le musée Duesberg est constitué d'objets prestigieux © C. Carpentier - Musée Duesberg
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Des objets de luxe, reflets de leur époque empreinte de colonialisme © C. Carpentier - Musée Duesberg
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Le chemin a été rude et très ardu pour arriver à cette poignée de main entre François Duesberg et la ville de Mons incarnée ici par son bourgmestre Elio Di Rupo © RTBF - Bruno Strebelle
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