Mons: des pièces à conviction dérobées au greffe, plusieurs suspects arrêtés

Le greffe des pièces à conviction se situe dans l'ancien Palais de Justice de la rue de Nimy à Mons
Le greffe des pièces à conviction se situe dans l'ancien Palais de Justice de la rue de Nimy à Mons - © Google map

Des armes ont été découvertes dans le cadre de perquisitions réalisées dans le cadre d’une affaire de trafic international de véhicules volés. La découverte aurait pu être qualifiée de «banale» si les enquêteurs n’avaient pu identifier la provenance de ces armes : elles provenaient du greffe des pièces à conviction du Tribunal de première instance du Hainaut, division de Mons.

En plus des armes, parmi les pièces à conviction détournées figurent également des bijoux, des GSM, des tablettes ou des armes blanches. Quatre personnes ont été inculpées dans ce dossier parmi lesquelles un collaborateur du service "surveillance et gestion " chargé des bâtiments de la justice montoise. Parmi les quatre personnes inculpées, trois sont sous mandat d’arrêt.

Toutes ne font pas partie du personnel du Palais de Justice et les liens avec les complices extérieurs relèveraient du "copinage". Le parquet a tenu à préciser qu’à ce stade aucun policier n’était impliqué dans les faits.

Outre le licenciement immédiat pour faute grave, les chefs d’inculpation à l’encontre des protagonistes sont vols domestiques et recels en qualité de co-auteurs. Pour ces préventions les auteurs risquent des peines maximales de cinq ans de prison auxquelles il faudra sans doute ajouter une série d’infractions à la législation sur les armes.

La période infractionnelle retenue est comprise, à ce stade, entre le 1er janvier 2011 et le 9 septembre 2014. L‘enquête n’a pas encore pu déterminer qui était l’initiateur de ces faits et, à ce stade, les enquêteurs semblent privilégier des vols opportunistes à une organisation spécifique récurrente.

Le sujet instruit par madame la juge d’instruction Laloux est cependant suffisamment sensible et important pour que le Parquet ne se sente obligé de préciser dans son communiqué "qu’il n’a pas été porté à notre connaissance l’existence de dossiers d’une ampleur similaire, dans le royaume".

Vincent Clérin, Fabrice Gérard

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