Mons 2015, deuxième bilan officiel, aussi positif que le premier

Elio Di Rupo, entouré des responsables de la Fondation Mons 2015 et du bureau d'études KEA
Elio Di Rupo, entouré des responsables de la Fondation Mons 2015 et du bureau d'études KEA - © RTBF

Six mois après la fête de clôture de Mons 2015, c’est la saison des bilans. Ce mardi, la Fondation Mons 2015 a convoqué la presse pour une présentation détaillée des comptes de la Capitale européenne de la culture. Et pour les résultats d’une étude sur l’impact économique. Commençons par cette dernière.

Le bureau international KEA, spécialisé dans l’analyse des événements culturels,  a entre autres choses, mesuré l’effet de levier de l’événement. Autrement dit, les retombées du budget investi par les autorités publiques (71 millions d’euros). Conclusion de KEA : chaque euro investi a été multiplié par 5,5 en matière de retombées sur l’économie belge.

Chaque euro investi a été multiplié par 5,5 en matière de retombées sur l’économie belge

Pour arriver à ce calcul, KEA a tenu compte du nombre de visiteurs, des nouvelles infrastructures culturelles construites, des investissements touristiques, des fournisseurs et des salaires des employés.

Ce ratio de 5,5 correspond aux conclusions d’une autre étude, réalisée par le professeur Alain Finet de l’UMons (et présentée il y a une semaine ). Deux études, des conclusions similaires et toutes deux très encourageantes.

Aurions-nous affaire à un seul et même calcul ? Pas du tout répond Philippe Kern, directeur de KEA : "Je n’ai pas vu l’étude de Mr Finet mais je sais que son travail est différent, il a étudié les retombées au niveau local alors que nous avons calculé l’effet de levier sur l’ensemble de l’économie belge et nous avons utilisé la méthodologie habituellement appliquée pour les investissements de type sportif ou culturel, nos données statistiques sont donc différentes mais on arrive au même résultat !".

2000 emplois créés

Pour ce qui est des retombées sur l’emploi, KEA estime que 2000 emplois ont été créés en 2015 contre une moyenne habituelle de 380 emplois par an. Autre chiffre intéressant de cette étude, il concerne la hauteur de l’argent public investi par habitant de la ville. Quand on compare le budget de Mons 2015 à celui d’autres capitales européennes de la culture, on constate que l’on arrive à une somme de 748 euros par habitant contre 86 euros à Lille, par exemple.

Mais KEA n’a pas étudié que les chiffres, le bureau a aussi sondé l’indice de satisfaction des résidents du Grand Mons. 86% des personnes interrogées ont une image positive de l’événement même si beaucoup se montraient très sceptiques au départ. Par contre l’ambition pour l’avenir est très marquée. Les Montois attendent beaucoup.

Cet avenir, les responsables de la Fondation l’ont évoqué lors de la présentation des comptes. Guy Quaden, président de Mons 2015 insiste d’abord  sur l’absence de déficit, "ce qui n’est pas toujours le cas des capitales européennes de la culture…", souligne-t-il. Du coup, un budget post 2015, un "héritage" est dégagé: près de 5 millions 900 000 euros qui permettront de poursuivre l’élan. Une nouvelle fondation Mons 2025 organisera des événements culturels qui aboutiront à une biennale programmée en 2018.

Beaucoup d’enthousiasme donc pour ce nouveau bilan dans lequel n’apparait pas un seul bémol. Et pourtant, nombreux sont les Montois qui ressentent un effet "gueule de bois" au lendemain d’une fête qui a enchanté leur ville pendant un an… 

Beaucoup se demandent si l'attractivité de la ville a augmenté par rapport à 2014 par exemple. Un peu tôt pour ce bilan là mais un chiffre déjà. C’est Natacha Vandenberghe, directrice de l’office du tourisme qui le donne : "Sur les cinq premiers mois de l’année, Mons a eu deux fois plus de visites guidées que pendant la même période en 2014". Un indicateur, il en faudra d’autres. Rendez-vous pour un autre bilan, dans un an ?

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK