Mons 2015 : à la recherche de l'ambassadeur perdu

Le dévoilement de la programmation, en octobre, a été l'occasion pour la Fondation de réunir tout le monde, y compris les ambassadeurs.
Le dévoilement de la programmation, en octobre, a été l'occasion pour la Fondation de réunir tout le monde, y compris les ambassadeurs. - © G. Santarelli

Ils sont les porte-drapeaux de Mons 2015, les hérauts de la Fondation, les voix qui alimentent la rumeur concernant l’année à venir. Ce sont des citoyens de Mons ou d’ailleurs, qui ont décidé de répondre à l’appel de la Fondation. Leur rôle ? Parler de l’évènement quand et où ils le peuvent. A quelques mois du début des festivités, leur rôle est plus que jamais crucial.

Le citoyen (trop) enthousiaste pourrait croire qu’un ambassadeur Mons 2015 est un être commun et facile à trouver : grave erreur. Rencontrer un ambassadeur est une quête qui ne s’accomplit pas sans préparation, et qui exige patience, méthode… et une bonne dose de chance. Certaines voix s’élèveront sans doute pour décourager le motivé, pour l’avertir du chemin âpre qui l’attend. Et l’avertissement est toujours le même : l’ambassadeur n’est pas rare, mais il est discret.

Le trouver

Face à ce constat, la logique voudrait que le meilleur moyen de trouver un ambassadeur est de s’adresser directement à celle qui les guide et les materne depuis les premiers pas de Mons 2015 : Juliette Dumont, responsable des Ambassadeurs à la Fondation Mons 2015. Premier pas encourageant dans cette mission difficile : les lieux où chercher l’ambassadeur sont moins nombreux qu’il n’y paraît. S’il est peu probable de le croiser par hasard dans la rue, Juliette Dumont assure que les ambassadeurs sont présents sur beaucoup de grands évènements à travers la Belgique, et évidemment sur les réseaux sociaux. Mais une autre solution existe, en apparence beaucoup plus simple : les "Ambassades Maisons".

L’apprivoiser

"L’Ambassade Maison de base, c’est l’ambassadeur qui invite des amis, sa famille, des collègues ou toute personne de son entourage chez lui, et qui présente Mons 2015. Ça engendre énormément d’échange" explique Juliette Dumont avec enthousiasme. Mais le concept a aussi été testé pendant des anniversaires… ou dans des kots ! Beaucoup de variantes existent, mais l’idée reste la même : diffuser la bonne parole de Mons 2015 autant que faire se peut. Certains Ambassadeurs vont même jusqu’à franchir la frontière, là où d’autres portent haut les couleurs de Mons 2015 sous des latitudes lointaines, et sans jamais avoir mis les pieds dans la Cité du Doudou. Pourtant, bien que le concept des ambassadeurs ait généré (et génère encore) beaucoup d’enthousiasme, il crée aussi des déceptions.

Le comprendre

A mesure des rencontres et des témoignages, un clivage se révèle: les ambassadeurs, on s’y consacre totalement… ou pas assez ! "Je suis le projet de Mons 2015 depuis très longtemps, quand la ville n’était encore que candidate. J’espérais pouvoir m’engager, faire la différence en devenant ambassadeur. Mais même si je reçois la newsletter et que j’ai participé à quelques projets, je me sens à part, en dehors du groupe, et c’est dommage" regrette un ambassadeur. Il est commercial et jeune père de famille, deux choses parfois difficiles à concilier avec les nombreux projets des ambassadeurs. "Il y a différentes formes de participation en tant qu’ambassadeur. Il y a les ambassadeurs très actifs en terme de relais d’informations, les plus nombreux. Et il y a une autre catégorie d’ambassadeurs : ceux qui ont assez de disponibilité pour venir nous aider sur des évènements. Et là, effectivement, on retrouve un "noyau dur". Les ambassadeurs se connaissent de mieux en mieux, et sont devenus une partie de l’équipe" confie Juliette Dumont, avouant à demi-mot que l’intégration d’une partie des ambassadeurs dans ce groupe central fait parfois défaut. Mais elle nuance : chacun fait en fonction de ses disponibilités, et des efforts sont faits pour resserrer les liens entre ambassadeurs. Des soirées ou des activités avec l’équipe de la Fondation sont organisées pour permettre de souder les amitiés naissantes, ce que confirment avec entrain deux retraitées ambassadrices qui ne se seraient jamais connues sans le projet.

Le suivre

La quête touche à sa fin. Les ambassadeurs et la façon dont ils se structurent ne font pas l’unanimité, mais à quelques mois de la fête d’ouverture du 24 janvier, leur rôle est plus important que jamais. Rien n’est encore officiel, mais Juliette Dumont confie: "Ce mois-ci, on va préparer une action qui permettra de diffuser le programme auprès du public, mais de façon originale. L’idée est que les ambassadeurs donnent leurs idées, leurs envies, et d’organiser par exemple une après-midi où l’on retrouverait des ambassadeurs partout dans la ville. Cela permettrait de diffuser le programme tout en passant un bon moment tous ensemble." L’agenda des ambassadeurs reste vague, mais une chose est certaine : l’année 2015 sera chargée. L’occasion, sans doute, de permettre à chacun d’apporter ce qu’il peut et de trouver sa place.

Lucie Canon

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