Mon jardin extraordinaire: à Rumes, Isabelle bichonne ses roses anglaises

Isabelle Olikier passerait sa vie dans son jardin si elle le pouvait.
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Isabelle Olikier passerait sa vie dans son jardin si elle le pouvait. - © S. Vandreck

Dès l’allée du garage, le visiteur est enivré par le parfum des roses qui grimpent sur des arches au-dessus des voitures. Bienvenue dans le paradis d’Isabelle Olikier. A little bit of paradise, c’est comme ça qu’elle a surnommé son jardin et le blog qu’elle lui consacre et dans lequel elle partage, photos à l’appui, tous les petits bonheurs qu’il lui procure. 

"Je voyais tellement de beautés dans ce jardin que je voulais absolument transmettre cela dans un blog, explique-t-elle. Cela fait maintenant 10 ans que je blogue au quotidien. Ça peut être simplement une rose, un bouquet que j’ai envie de montrer, un oiseau. Tous les matins, même plusieurs fois par jour, il y a des choses à partager".

Elle a recréé l’esprit des jardins de cottage anglais qu’elle admire depuis toujours. "Le nom de mon jardin est d’ailleurs tiré de "Paradise Gardens". C'est le titre d'une série d’émissions que je regardais il y a longtemps à la BBC. Un jour, j’ai décidé de créer mon petit bout de paradis à moi, un petit jardin de 600 m² dans lequel je fais pousser près de 200 rosiers différents". Après avoir vécu pendant des années en ville, elle a passé le cap il y a 25 ans en s’installant dans la campagne rumoise.

Un bouquet XXL

L’impression qui se dégage du jardin d’Isabelle, c’est l’opulence. "Je voulais un bouquet XXL, un gros bouquet de roses avec des plantes qui accompagnent : des géraniums, des iris, des alchémilles… Il n’y a rien de plus triste qu’une roseraie classique, sans plantes pour sublimer les roses".

Le jardin se compose de plusieurs espaces qui se découvrent au fil de la visite. "Même si je partage beaucoup sur mon blog et dans mes livres (NDLR. Isabelle est aussi l’auteur de trois ouvrages consacrés aux roses et aux bouquets), on est surpris de la densité des plantations et du fait que mon jardin ne soit pas visible du 1er regard. Il y a des petits coins, des recoins".

La dernière étape du cheminement au milieu des roses est un enclos où l'on peut s'asseoir sous une gloriette ombragées pour profiter de la vue sur la campagne avoisinante. "Mes voisines sont les vaches, qui apprécient aussi beaucoup mes roses, puisqu’elles dévorent tout l’arrière des plantations", plaisante-t-elle.

Recharger les batteries

A la belle saison, Isabelle se lève très tôt pour profiter de son jardin. "6h, c’est la meilleure période pour en profiter pleinement, au calme". Elle taille les rosiers, repique des annuelles, nettoie les parterres… "Tout ressemble à première vue à un fouillis, mais c’est un fouillis savamment calculé. J’y passe énormément de temps. Si je pouvais, j’y passerais ma vie! Mais je suis prof de néerlandais dans cinq écoles. Quand j’ai deux heures de temps libre, comme ici, j’en profite pour recharger mes batteries au jardin avant de repartir donner cours".

Son métier d’enseignante lui permet par contre de passer les deux mois d’été exclusivement dans son jardin. Les vacances à l’étranger ne lui manquent d’ailleurs pas. "On n’est jamais aussi bien qu’ici. J’ai tout, j’ai de quoi m’occuper avec les fleurs, je prends le temps de vivre". Isabelle et son mari ont d’ailleurs investi dans une petite piscine, bien à l’abri des vents froids et entourée de plantes méditerranéennes.

La pergola fleurie devient quant à elle une véritable pièce de vie où les amis se réunissent le soir autour d’une belle table fleurie. Pas un espace n’a été oublié par Isabelle. Son seul projet aujourd’hui pour ce jardin est d’ailleurs "de rester en bonne santé longtemps pour pouvoir continuer à l’entretenir. Et même si on doit un peu lever le pied sur l’entretien en vieillissant, on espère encore profiter longtemps de toute cette beauté".

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