Molenbeek, où il fait bon vivre

Molenbeek, où il fait bon vivre
4 images
Molenbeek, où il fait bon vivre - © RTBF

Abdelhak, Farida, Antoine et Karim vivent à Molenbeek. La RTBF a tendu le micro à des Molenbeekois de confession musulmane ou non, dont la toute grande majorité ne fait pas de bruit pour se prononcer sur les récents évènements. Ils témoignent comment ils vivent ensemble au sein d'une commune où la diversité culturelle fait partie du quotidien.

Molenbeek-Saint-Jean est une véritable mosaïque de la société bruxelloise de plus de 83 000 habitants. Plusieurs origines, plusieurs nationalités se côtoient chaque jour. Une population de confession musulmane certes importante, mais qui se considère comme molenbeekoise avant tout.

Abdelhak, enseignant et Molenbeekois depuis 16 ans, témoigne: pour lui l'association Shariah4Belgium ne reflète en rien la pensée de sa communauté. Il ressent "un vrai vivre ensemble" à Molenbeek.

Antoine est militant au sein du Parti du travail de Belgique: il vit dans cette commune. Si pour lui tout n'est pas rose, le problème a d'autres racines. Mais "il fait bon vivre" dans sa commune.

Karim travaille dans le milieu associatif, il aide les jeunes en décrochage scolaire. Il veut les rendre acteurs de leur vie.

Farida est présidente d'un collectif qui aide les femmes à avoir accès à l'école et au travail. elle est molenbeekoise dans l'âme et veut contribuer au vivre ensemble de sa commune. Elle condamne la haine.

Professeur émérite à l' université catholique de Louvain, Jean Pestiau est molenbeekois depuis 27 ans. Pour lui, ce sont les préjugés qui discréditent sa commune.

Découvrez leurs témoignages dans le reportage ci-contre.

Une étude du PTB sur ce que veulent réellement les Molenbeekois

Le PTB, le parti du travail de Belgique, vient justement de terminer une enquête dans la commune de Molenbeek. Il en ressort que la priorité des Molenbeekois, ce n'est pas la sécurité. Les 800 personnes interrogées avancent plutôt les problèmes liés à l’emploi et le logement, tout comme la qualité de l’enseignement. Autant de thématiques qui passent avant la question de la sécurité dans les quartiers. D’autant que de l’amélioration des trois premiers, selon les sondés, découlerait la solution pour résoudre les problèmes de violence ou d’insécurité évoqués abondamment par les médias depuis le rassemblement de dimanche. Ci-contre, plus d’explications sur ce sondage du PTB.

K. Azzouz

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK