Molenbeek: 32 bodycams équiperont les policiers de la zone Bruxelles Ouest

Les premières bodycams équiperont d'abord certaines équipes.
Les premières bodycams équiperont d'abord certaines équipes. - © TIJS VANDERSTAPPEN - BELGA

Après la zone de police de Bruxelles-Ixelles, c’est au tour de la zone de Bruxelles-Ouest, regroupant les communes de Molenbeek-Saint-Jean, Jette, Koekelberg, Berchem-Sainte-Agathe et Ganshoren de s’équiper de bodycams. La décision a été avalisée lors du conseil communal de la semaine dernière. 32 appareils seront achetés et utilisés dans un premier temps par la brigade cycliste, les motards, les équipes qui contrôlent les transports en commun et les agents de l’intervention. Ces appareils devraient arriver dans le courant du premier trimestre de cette année. Après une phase de test, une évaluation sera menée avant une généralisation à toutes les équipes de première ligne, en uniforme ou en civil.

Les images conservées pendant un an

Concrètement, l’agent de police portera la caméra sur son épaule ou sa poitrine. "Chaque membre des forces de l’ordre équipé d’une bodycam doit signaler lors de ses interventions qu’il est équipé de cette technologie et qu’il va filmer la scène", précise la zone de police. Le traitement des images est identique à celui des images captées par les caméras de vidéosurveillance sur la voie publique : conservation pendant un an avec utilisation automatique durant un mois seulement. Au-delà du mois, les images sont stockées dans une base de données d’où elles ne pourront ressortir qu’après requête d’un procureur du Roi.

Les images mentionneront le jour et les plages horaires d’enregistrement, l’identification indirecte de l’agent porteur de la caméra qui a enregistré les images, la localisation des faits…

Utile pour les citoyens et les policiers

"C’est un outil qui sera utile aussi bien pour les citoyens que pour les policiers", se réjouit la bourgmestre PS de Molenbeek Catherine Moureaux. "Cela permettra à chacun d’être plus serein. Et on constate que lorsque cet outil est utilisé, il fait rapidement baisser la tension des deux côtés."

Si l’on se réfère au dernier rapport annuel du Comité P, la zone de Bruxelles-Ouest a fait l’objet de 63 plaintes en 2018 (67 en 2017). L’an dernier, une bavure filmée par un anonyme avait été particulièrement médiatisée : elle avait conduit à la suspension de l’agent de police. Le 21 mai dernier, un homme à terre est violemment frappé par un agent de la zone de Bruxelles Ouest, dans la rue du Presbytère, à Molenbeek.

Archives : Journal télévisé du 24/05/2018

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