Modernisation de la rue de la Loi: le projet suscite toujours des inquiétudes

Le projet prévoit la construction d’une petite dizaine de tours autour de la rue de la Loi.
Le projet prévoit la construction d’une petite dizaine de tours autour de la rue de la Loi. - © Atelier Christian de Portzamparc

Le grand projet de modernisation de la rue de la Loi et de ses abords fait toujours débat. Ce mercredi, riverains, associations et comités de quartier ont pris connaissance de l'étude d'impact réalisée par la Région. C'était en Commission de concertation. Dans cette nouvelle mouture du "Règlement Régional d'Urbanisme Zoné", la Région bruxelloise a présenté une série d'améliorations, notamment pour réduire les nuisances créées par les hautes tours (par exemple en termes d'ombrage et d'impact visuel). Le nouveau projet suscite toutefois encore beaucoup d'inquiétudes.

Malgré des gabarits qui pourraient être revus à la baisse, malgré des espaces au sol plus aérés, la hauteur des tours de la future rue de la Loi inquiète toujours. "On conserve tout de même 11 à 12 tours, concentrées autour de la rue de la loi. Des tours très élevées, jusqu’à 165 mètres. Et il y a une certaine prudence, une certaine inquiétude - je ne vous le cache pas - de la part des autorités de la Ville de Bruxelles", nous confie Geoffroy Coomans de Brachène (échevin bruxellois de l'Urbanisme - MR).

Côté riverains, la densification de la rue et ses conséquences négatives sur le quartier restent un problème majeur: "Quand on densifie à ce point-là, ce n’est pas un gage d’avoir un environnement plus agréable", estiment plusieurs habitants.

Pour la conseillère d'opposition, l'Ecolo Marie Nagy, le projet n'offre pas assez de garanties pour un cadre de vie agréable et durable: "Aucune de ces trois conditions ne sont réunies : ni l’habitabilité, ni la mixité, ni l’assurance qu’effectivement l’Europe, à un moment donné, va jouer le jeu.

Car certains, rappelant la vacance importante de bureaux à Bruxelles, craignent de voir l'Europe ne pas occuper ces immenses surfaces à construire. Une crainte que ne partage pas Marie-Laure Rogmans, déléguée de la Région au Développement du quartier européen: "Il est impossible de boucher les trous. Je veux dire par des petits bâtiments vides pour faire une politique immobilière intéressante. Que ce soit la commission ou n’importe quelle grande entreprise…"

S'il voit le jour, le chantier pourrait durer de 30 à 40 ans.

Jean-Claude Hennuy

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