Mobilité : le château de La Hulpe et le domaine Solvay victimes de leur succès

Un SUV noir sort en marche arrière de sa place de parking. Il s’arrête de justesse pour ne pas percuter une petite fille à vélo qui passe derrière lui. La scène est commune aux abords de l’entrée du domaine Solvay, chaussée de Bruxelles. Absence de trottoirs, de piste cyclable convenable, places de parking à moitié sauvages : les problèmes de mobilité sont nombreux. La situation est assez dangereuse les jours de grande affluence.

"Je croise tous les week-ends les doigts pour qu’on ne m’appelle pas pour m’annoncer un accident grave aux abords du site", explique le directeur du domaine Solvay Olivier Vanham. "Je ne suis pas serein. On ne peut plus attendre pour de meilleures infrastructures."

La commune de La Hulpe est consciente du problème, mais la voirie est régionale. Un plan de réaménagement du site existe depuis 2001, mais depuis plus d’un an c’est silence radio à la Région wallonne. "Aujourd’hui, le problème c’est qu’on n’a même pas le seuil minimum de parkings", explique le bourgmestre Christophe Dister. "Je ne veux pas construire d’immenses parkings, je veux juste qu’il y ait un minimum de stationnement qui permette au moins de gérer un jour d’affluence normale."

Et de l’affluence, le site en a connu depuis le début de la crise sanitaire. Le nombre de visiteurs est même tout simplement historique : environs 8000 personnes rien que pour la journée de dimanche dernier. Mais pour le directeur du domaine, cette fréquentation va devenir commune dans les années à venir : "La crise du coronavirus nous a projetés dans le futur et nous a montré ce que serait le domaine dans dix ou quinze ans, puisqu’on est dans une province qui va continuer à s’urbaniser. Bruxelles va aussi rester à proximité, donc la fréquentation du parc va continuer à augmenter. Ce qu’on vit aujourd’hui n’est qu’une projection dans le futur."

En l’absence de réponse de la région wallonne sur le futur des travaux, la commune de la Hulpe et son bourgmestre envisagent les grands moyens : "Le but ce n’est pas de punir les usagers, mais la sécurité est importante aussi. Je ne compte pas fermer le parc, mais si la région wallonne ne bouge pas, je vais fermer tous les lieux de stationnement de telle manière à ce que seuls les locaux puissent venir dans le parc", regrette Christophe Dister.

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