Mobilisation autour du jeune Congolais Lajoie: Bernard Devos "très attentif à la situation"

La situation du jeune Lajoie et de sa maman continue à susciter la mobilisation dans son entourage à Bruxelles et dans les clubs de baskets.

Cet adolescent de 12 ans, d'origine congolaise, arrivé à Bruxelles à l'âge de 2 ans pourrait devoir quitter le territoire belge pour retourner dans son pays natal. Sa maman a reçu l'ordre de quitter le territoire. Ils sont donc menacés d'expulsion après 10 années à Bruxelles.

La maman de Lajoie, détenue en centre fermé depuis une semaine et demie a été libérée: l'office des étrangers a reconnu finalement la présence de cet enfant en Belgique et la nécessité de les maintenir ensemble.

Mais cette libération ne change rien sur le fond. Car Fifi Muamba Mbombo reste sous le coup d'un ordre de quitter le territoire. Et si la mère de Lajoie doit quitter le territoire, son fils devra automatiquement l'accompagner, puisqu'ils ne peuvent plus être séparés. Et les recours intentés aujourd'hui par l'avocat de la famille ne seront pas suspensifs. Une décision impose en outre que cette personne une fois au Congo y reste 2 ans avant de redemander un séjour en Belgique.

Aujourd'hui le dossier penche vers un départ de cette femme et de son fils Lajoie, même bien intégrés après 10 ans de vie à Bruxelles.

Bernard Devos dénonce une situation "intenable"

Le délégué Général aux droits de l'enfant a réagi au micro de la RTBF. A ses yeux, il faut absolument prendre en compte l'intégration de Lajoie en Belgique.

Pour Bernard Devos, cette situation est "intenable". "J’ai cru comprendre que la maman avait été libérée, peut–être que l’Office des étrangers a été sensible à la terrible détresse que cela peut susciter pour un enfant de 12 ans". Un âge où "on n’est pas complètement innocent", "on commence à comprendre les enjeux".

Le délégué Général aux droits de l'enfant espère que l’Office des étrangers sera attentif à "faire en sorte que cet enfant puisse être tranquillisé par rapport à sa situation, c’est de son intérêt supérieur".

Il rappelle également que "l’avenir d’un enfant ne peut pas être lié exclusivement à la situation administrative et légale de ses parents. Un enfant a une série de droits qui sont reconnus par des conventions, qui doivent être appliqués quelles que soient les circonstances".

"Je serai évidemment très attentif à cette situation et j’appellerai, si nécessaire, le secrétaire d’Etat et l’Office des étrangers pour faire en sorte que cet enfant puisse bénéficier pleinement de ses droits", conclut Bernard Devos.

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