Mobilisation à Sivry-Rance pour éviter l'expulsion d'un jeune Afghan

Adil, un jeune Afghan installé dans la Botte du Hainaut a été privé de liberté et emmené au centre fermé de Vottem mercredi.  Depuis 1 an, il suivait une formation en hôtellerie et était en stage dans un restaurant de la région, Le Grand Ryeu. Aujourd’hui, ses patrons, Alain et Sylvie Boschman  se mobilisent pour éviter un retour forcé dans son pays natal. Adil avait reçu en février 2017 un ordre de quitter le territoire mais il était parfaitement intégré dans l’équipe :  le personnel de l’établissement a même décidé d’utiliser l’argent des pourboires pour payer les frais d’avocat. 

" Dès que nous avons appris qu’il avait été emmené au poste de police de Rance, on s’y est rendu, explique Sylvie Boschman. Les policiers qui se sont occupés de lui ont été très corrects et très humains mais on est tous sous le choc ! "

Alain Boschman formait Adil dans son restaurant mais il était aussi devenu son tuteur : " Je vais me battre jusqu’au bout. Je lui ai promis que je ferais tout ce que je peux pour lui éviter un retour en Afghanistan, un pays où il risque d’ailleurs sa vie. Mon objectif n’est pas de critiquer la politique migratoire mais juste de prouver qu’Adil est parfaitement intégré chez nous ! "

Le dossier est entre les mains d’une avocate spécialisée qui n’a plus que quelques jours pour réagir et tenter d’éviter un retour forcé de son client vers l’Afghanistan.

Cette mobilisation est suivie de près et soutenue par Jean-François Gatelier, le bourgmestre de Sivry-Rance qui tient à rappeler que tout le monde doit pouvoir trouver sa place dans sa commune.   

 

 

 

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