Mittal, Duferco et NLMK: chronique d'une mort annoncée, selon un ex-sénateur

Dans son livre, Yves de Wasseige retrace toute sa vie, son parcours de sénateur, d'économiste mais aussi d'ingénieur dans la sidérurgie. Un métier qu'il a exercé pendant près de 25 ans dans la région de Charleroi.

Un parcours qui fait de lui un témoin privilégié de la désindustrialisation wallonne. "Les marchés européens sont saturés, déclare Yves de Wasseige. On ne construit plus tellement de nouvelles voitures. Pour les autres secteurs consommateurs d’acier (comme par exemple l’électroménager), les marchés européens et des pays développés sont aussi saturés. Par contre, il y a encore d’énormes possibilités dans les pays en développement."

Résultat : des délocalisations vers ces pays, une sorte de deuxième vague après celle provoquée par la recherche de salaires moins élevés.

Pour Yves de Wasseige, la Wallonie doit d'ailleurs faire son deuil d'une sidérurgie qui produit des millions de tonnes d'acier par an. "Ce n’est plus un secteur d’avenir. Il ne sera plus jamais en croissance. Si on peut maintenir un certain nombre d’outils qui fabriquent des produits de haute qualification, là il y a encore des possibilités."

Pour Yves de Wasseige, l'avenir de la sidérurgie wallonne, ce sont donc de petites structures très spécialisées, qui investissent dans la recherche et le développement. Pour l'économiste, l'époque où le secteur employait chez nous des dizaines de milliers de personnes est bel et bien révolue.

Jean-Christophe Adnet

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