Meux: malgré la mobilisation citoyenne, une famille afghane risque bien l'expulsion

Installée depuis trois ans dans le village de Meux, une famille afghane risque aujourd'hui un retour au pays.
Installée depuis trois ans dans le village de Meux, une famille afghane risque aujourd'hui un retour au pays. - © Google Maps

Installée à Meux (La Bruyère) depuis trois ans, une famille afghane est aujourd'hui sous la menace d'une expulsion. Les parents et leurs deux enfants ont vu leur demande d'asile refusée.

Selon l'Avenir ce mardi matin, leur avocate a fait une demande pour qu'ils puissent rester dans le logement du CPAS qu'ils occupent pour le moment.

Des membres du voisinage seraient également en train d'organiser une collecte pour subvenir à leurs besoins en attendant le dépôt d'une nouvelle demande d'asile.
La famille dit craindre pour sa vie si elle retourne en Afghanistan. La maman, désespérée, menacerait même de se suicider... Ce qui ne sert pas vraiment leur cause, explique Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers.

"Non parce que c'est considéré comme un moyen de chantage, de pression. Et ce n'est certainement pas en utilisant cette méthode qu'une régularisation ou un titre de séjour peut être obtenu en Belgique. On a déjà été par le passé confronté à de telles situations, avec de telles "menaces", mais jamais ces personnes ne sont parvenues à obtenir quoi que ce soit de la sorte. Certes, la situation est difficile pour cette famille. Si elle n'a pas pu obtenir le statut de réfugié(s), c'est parce que le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides n'a pas estimé que cette famille entrait dans les critères prévus par la Convention de Genève. Malheureusement, c'est un retour qui s'envisage pour eux. Mais tout est fait pour que ce retour se fasse dans les meilleures conditions possibles, avec un encadrement."

 

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