Meurtre du petit Rachid: la mère sera-t-elle internée ou pas ?

Dans l'autre camp, autre version, le papa et la soeur du garçon se sont constitués parties civiles. Ils estiment que la maman de Rachid, accusée d'avoir égorgé son fils à Braine-l'Alleud, il y a 3 ans, est bien responsable de ses actes.

L'état psychiatrique de l'accusée est bien au centre des débats. Hier, mardi, les experts en santé mentale se sont succédés à la barre. Pour le collège des quatre experts mandatés par la Justice, on aurait sans doute pu faire l'économie d'un procès tant il était clair que l'accusée, Lina Haji, souffrait manifestement d'une maladie mentale. Une psychose paranoïde, maladie qui déforme la perception du réel et rend le contrôle des pulsions imprévisibles.

Didier De Quevy est l’avocat de Lina Haji :

"Les psychiatres qui ont examiné madame Haji concluent tous qu’elle n’est pas responsable de ses actes. Ils ne savent pas dire si, aujourd’hui, elle va mieux ou pas puisqu’ils ne l’ont plus vue depuis 2011".

Seul l'expert psychiatre choisi par la partie civile est venu défendre la nécessité d'un procès, en raison du comportement de la mère après les faits. Ce sont, rappelons, les progrès de l'enquête qui ont entraîné ses aveux. L'expert n'exclut donc pas une possible simulation destinée à atténuer sa responsabilité dans les faits

Olivia Venet est l’avocate de la partie civile :

"Que madame a, certes, des problèmes très importants, vivait, certes, un état dépressif, peut-être même un état de déséquilibre mental grave mais, je ne pense pas qu’elle était incapable du contrôle de ses actes et c’est ça qui est fondamental au niveau du critère légal".

Les jurés ont posé beaucoup de questions. Délibération sur la culpabilité ce jeudi.

 

Patrick Michalle

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