Mesures sanitaires : les nageurs délaissent les bassins et préfèrent l'eau libre

Les nageurs du club "Cool Huy" nagent dans la Meuse été comme hiver
Les nageurs du club "Cool Huy" nagent dans la Meuse été comme hiver - © Tous droits réservés

Réservation obligatoire, accès limité, désinfection des cabines entre chaque nageur… Dans les conditions actuelles, pas simple de s'entraîner en piscine pour les nageurs amateurs. Alors, certains se détournent des bassins pour goûter à l'eau libre. Depuis la fin du confinement, le club de nage en Meuse "Cool Huy" connaît un véritable engouement. 

"Essayer la nage en Meuse c'est l'adopter"

"On était entre 60 et 70 avant le confinement, maintenant on approche la centaine", détaille Marc Bertrand, le président du club hutois. Les raisons de ce succès ? Un accès trop compliqué aux piscines, qui décourage plus d'un nageur. "Beaucoup de nageurs ou de triathlètes se trouvent un peu démunis, alors ils nous contactent et viennent essayer. Et visiblement essayer la nage en Meuse c'est l'adopter, puisque beaucoup ont acheté le matériel de sécurité et reviennent de semaine en semaine". 

"On voit même sous l'eau !"

Camille fait partie de ces nouvelles recrues. "J'avais toujours dit que je n'irai jamais dans la Meuse parce que c'est trop sale. Mais avec le Covid, les salles de sport étaient fermées, ensuite les mesures étaient trop contraignantes, alors je me suis dit 'pourquoi pas' ?" Et la jeune femme y a vite pris goût :"La première fois, j'ai été surprise parce que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, elle n'est pas froide du tout. Elle n'est pas sale non plus, on voit même sous l'eau !"

"On voudrait juste récupérer nos cours d'eau"

Le responsable du club "Cool Huy" espère bien  fidéliser ces nouveaux adeptes de la nage en eau libre. "Ils nous ont dit qu'ils comptaient revenir régulièrement, en tout cas pendant la saison estivale, pendant que l'eau est encore bonne." En Wallonie, la nage en eau libre reste une discipline peu pratiquée. "La règle ici, c'est que c'est interdit, partout où ça n'est pas explicitement autorisé. Dans les autres pays, c'est l'inverse." 

Marc Bertrand espère donc que ce nouvel engouement permettra de faire bouger les lignes. "Au milieu du 19e siècle, nager en eau libre était une pratique courante. On voudrait juste récupérer nos cours d'eau…" 

 

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