Animaux en Péril encourage le parrainage des animaux... de ferme

Le refuge de l’association héberge plus de 600 animaux. Des chevaux, des vaches, des cochons, des moutons, des oies… tous confiés à l’asbl après avoir été maltraités par leurs propriétaires et saisis par les autorités. L’association les recueille et leur prodigue les soins nécessaires pour les remettre sur pied. Elle ne reçoit pas de subsides et vit uniquement des dons, dont ¼ provient des parrainages.

Quelques 600 parrains et marraines ont été mis à l’honneur ce dimanche par l’association. Au programme repas vegan et surtout rencontre et beaucoup de câlins avec leurs "filleuls".

Comme Corentin, un âne négligé par son propriétaire et recueilli au refuge: "Il avait les sabots retournés. Il était vraiment mal en point. Quand on l’a vu, on a dit: "on prend celui-là!", se souviennent ses parrains et marraines. Aujourd’hui il va bien: il a bon appétit, il aime les carottes! On est contents de le voir comme ça".

Sophie, elle, parraine Jersey, un bœuf, depuis l’année passée: "ça demande un petit engagement financier, 13 euros par mois, ce qui me prive d’un cinéma par exemple. Et ça me fait réfléchir à ma consommation quotidienne : je ne vais pas parrainer un bœuf si je mange un steak tous les jours!".  Une association vegan carolo a elle aussi choisi de parrainer des bœufs: "On veut faire passer le message que ce sont des animaux comme les autres, aussi sensibles que les chiens et les chats qu’on a à la maison", explique Michael, son président.

Davantage d’animaux de ferme

Animaux en Péril se réjouit de voir davantage de personnes choisir de parrainer des animaux de ferme: "Les équidés restent toujours les plus populaires, mais depuis quelques années les cochons, les moutons, les bovins, les chèvres ont aussi leur petit succès. C’est une preuve d’évolution des mentalités: dans notre société occidentale, on protège surtout les chiens, les chats, les chevaux et les autres sont un peu déconsidérés. Mais les choses changent et c’est très bien car les animaux de ferme méritent tout autant de considération", commente Jean-Marc Montegnies, le président de l’asbl.

Preuve de l’intérêt pour ces animaux, une nouvelle Fédération francophone des refuges agréés pour chevaux et animaux de ferme, la FeFRACAF, vient d’être créé. "Nous sommes trop peu nombreux, or les demande de recueillir ce type d’animaux sont en augmentation d’année en année. Nous travaillons en flux tendu en permanence, explique Jean-Marc Montegnies. Cette fédération nous servira de base légale pour travailler ensemble. Désormais, peu importe le refuge sollicité, les animaux seront dispatchés entre refuges pour éviter que l’un d’entre eux n’arrive à saturation".

Les demandes sont en constante augmentation depuis plusieurs années. "Je ne crois pas qu’il ait plus d’animaux maltraités qu’avant, poursuit-il. Mais, d’un côté, les autorités prennent les choses plus au sérieux qu’avant, sont plus proactives et saisissent plus d’animaux et, d’un autre côté, la population tolère de moins en moins que les animaux soient maltraités et va signaler les cas beaucoup plus rapidement qu’avant".

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