Mendicité et enseignement: le MR tacle la majorité liégeoise

Mendicité et enseignement: le MR tacle la majorité liégeoise (photo: Christine Defraigne)
Mendicité et enseignement: le MR tacle la majorité liégeoise (photo: Christine Defraigne) - © Belga (archive)

Le MR liégeois a fait sa rentrée. A cette occasion, il a taclé la majorité PS-CDH sur l'enseignement notamment. Bâtiments délabrés, écoles à deux vitesses mais augmentation du nombre d'élèves. Que veut la majorité pour son enseignement communal? C'est la question que pose le MR.

Impossible d'avoir un débat au fond sur l'avenir de l'enseignement communal, explique le MR, notamment parce que ce n'est pas une priorité d'un des partenaires de la majorité. Christigne Defraigne: "C'est important d'avoir un enseignement communal de qualité et nous avons le sentiment que la préoccupation peut être à géométrie variable au sein de cette majorité".

Et la cheffe de groupe réformatrice au conseil communal vise clairement le CDH. Pour le MR, la priorité absolue, c'est restaurer une égalité dans l'enseignement fondamental. Le MR ne veut plus les écoles élitistes Freinet et immersion d'un côté ... et puis les autres. Et pour tirer le fondamental vers le haut, peut-être faut-il sacrifier le secondaire communal. Christine Defraigne: "Ce que nous voulons, c'est qu'on nous dise quel est l'état exact de l'enseignement, et que pour préserver ce qui peut l'être, qu'on unisse ses forces en termes de bâtiments, en termes d'équipements, en termes de partage d'enseignement avec la Province pour ce qui est du technique et du professionnel, avec la fédération Wallonie-Bruxelles pour ce qui est du général". Les écoles communales liégeoises qui regroupent, au total, plus de 28 000 élèves.

Des nouvelles mesures contre la mendicité

Lors de sa rentrée, le MR a également réclamé de nouvelles mesures contre la mendicité au centre de Liège. Mais avant de prendre ces mesures, le MR liégeois veut surtout que la Ville fasse respecter son propre règlement, c'est-à-dire la répartition par zones géographiques et par jour des mendiants. Un règlement qui existe depuis 2001 et qui, il faut bien le dire, n'est pas facile à appliquer car les mendiants invités à quitter un endroit y reviennent une fois le policier parti. Et la mendicité n'est plus un délit depuis 1993 sauf si elle est accompagnée d'autres actes comme des dégradations par exemple.

Mais pour faire respecter un règlement, il faut des sanctions possibles. Ces sanctions existent, ce sont les amendes administratives. Mais quelqu'un qui mendie n'a, par définition, pas d'argent. Le MR souhaiterait donc que la Ville songe à des policiers en civil, des policiers mieux formés, qui aiguilleraient les mendiants vers des relais sociaux.

Le MR demande à la Ville d'inscrire dans son règlement de sanctions administratives des alternatives à l'amende comme un suivi médico-psycho-social, la plupart des mendiants sont en effet des personnes dépendantes de drogue ou d'alcool. Autre alternative évoquée par les réformateurs, des heures de travaux d'intérêt général ... encore faut-t-il pouvoir encadrer ces dispositifs qui ne peuvent se faire d'ailleurs que sur base volontaire.

Françoise Dubois

 

 

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