Grève des TEC au dépôt d'Anderlues: l'action se poursuit toujours ce jeudi

L'agent empochait l'argent reçu mais ne délivrait pas de titre de transport (illustration).
L'agent empochait l'argent reçu mais ne délivrait pas de titre de transport (illustration). - © TEC Charleroi

Le mouvement est parti du dépôt des TEC à Anderlues. C'est le licenciement d'un travailleur qui est à la base de cette action. L'agent a volé un peu d'argent sur son lieu de travail et la direction l'a licencié. Une réunion entre direction et syndicats a eu lieu ce mercredi matin mais elle n'a rien donné : c'est le blocage. Résultat: après s'être réunis en assemblée général, le personnel a choisi de se croiser les bras un jour de plus. Le dépôt d'Anderlues est donc encore à l'arrêt ce jeudi. Les autres dépôts ont repris le travail.

Mercredi après-midi, seuls 33% des bus sont sortis de l'ensemble des dépôts situés dans la région de Charleroi. Jeudi matin, le dépôt d'Anderlues, d'où est issu l'agent licencié, était le dernier à poursuivre le mouvement. Il dessert essentiellement les régions de Thuin, Lobbes, Beaumont ou encore Chapelle-lez-Herlaimont. Mais globalement, environ 87% des véhicules du TEC Charleroi roulaient normalement.

La grogne a débuté suite au licenciement d'un travailleur, au motif de vol. Une sanction jugée disproportionnée par David Monnon (délégué CGSLB). "L'agent en question connaît beaucoup de soucis familiaux. Certes, on sait qu'il a fait une bêtise et qu'il doit être sanctionné... mais de là à le licencier sur le champ, on trouve cela inacceptable. D'autant que jusqu'à ce jour, on n'avait rien à lui reprocher. A sa première faute, il est dehors. On ne comprend pas." D'après le délégué, le travailleur a été licencié car il aurait gardé la monnaie de certains clients sans délivrer de titre(s) de transport.

Jean-Christophe Adnet

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