"Menaces", "chantage"… la Croisette dinantaise se prend une nouvelle fois les pieds dans le tapis

Depuis son inauguration fin avril dernier, la vie sur la Croisette de Dinant n'est pas un long fleuve tranquille…
Depuis son inauguration fin avril dernier, la vie sur la Croisette de Dinant n'est pas un long fleuve tranquille… - © RTBF

Depuis son inauguration fin avril dernier, la vie sur la Croisette de Dinant n'est pas un long fleuve tranquille… Désormais, c'est la question du mobilier des terrasses qui pose problème : chaises, tables et parasols sont fournis par la Ville, dans un souci d'harmonisation de la Croisette.

Les commerçants ont reçu une partie de ce mobilier lors de l'inauguration. Le reste doit arriver aujourd'hui. Sauf que pour l'avoir, la Ville demande qu'ils signent une convention de location. Certains dénoncent une pression excessive et du chantage. "On vient nous menacer : si vous ne signez pas, on ne vous livrera pas le matériel ! Cela devient vraiment du chantage !"

"Qu’ils arrêtent de jouer !"

Ce mardi, seuls les commerçants qui auront signer la convention de location avec la Ville auront tout leur mobilier. Logique, selon l'échevin du Commerce Christophe Tumerelle. "Quand on achète une voiture ou on loue un appartement, on doit payer une caution avant. Ce n’est pas du chantage ! Ils doivent arrêter de jouer (ndlr : avec nos pieds) ! Ils ont du beau matériel. Et, incontestablement, la Croisette ramène du monde. Ils doivent jouer le jeu et signer cette convention."

C'est la même métaphore qu'utilisent les commerçants mais pas spécialement pour arriver à la même conclusion. "Justement ! On ne loue pas un appartement sans cuisine ni salle de bains ! Ici, c’est pareil. On ne dispose pas de tout le matériel. On ne signera pas tant que tout n’est pas complet !"

"Je les attends de pied ferme !"

Pour eux, il a y a encore trop de zones floues. Sur le coût global du mobilier, sur la taxe communale et sur sa possible augmentation notamment. Mais pour Christophe Tumerelle, tout est clair. "Tout a été précisé, mis à part la prime d’assurance mais qui est dérisoire. Je le répète : on ne gagne rien sur ce mobilier, on ne prend aucun bénéfice !"

Reste qu'on a l'impression d'assister à un beau gâchis… "Les autorités communales m’ont menacé de venir rechercher ma terrasse… Pas grave ! Je les attends de pied ferme !"

Au lieu de galvaniser les troupes, la Croisette semble plutôt avoir creusé un fossé entre Dinant et ses commerçants.

Pas d’appel dans le jugement "terrasses"

Pour être complet, précisons que Dinant n'ira pas en appel du jugement "terrasses".

Le tribunal civil avait récemment donné raison à un commerçant déçu de ne pas avoir droit à un emplacement Horeca sur la nouvelle Croisette.

Le tribunal a demandé à la Ville de fixer des critères objectifs quant à l'attribution de ces terrasses. Ce qu’elle va faire. Les critères existent déjà, mais il faut les formaliser dans un règlement officiel. Ils devraient donc favoriser les commerçants qui font de l'Horeca toute l'année.

Archives: Dinant, comment redynamiser le commerce ? au JT 13h du 23/06/2017

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