Menace sur les glaces Mio

La société Mio est plus que centenaire. Elle a été fondée, en banlieue liégeoise, par un immigré italien. Elle est longtemps restée aux mains de la famille, avant de subir la crise des années quatre-vingts. Elle a successivement appartenu à Miko, à Unilever, à Ortiz, avant de passer, en 2005, sous le contrôle du groupe B.I.G. C'est une référence dans la crème glacée belge: il détient, outre la société Mio, les marque Ijsboerke et Artic.

Ses trois sites de production coûtent cher, et la direction a récemment demandé à un consultant d'étudier la faisabilité d'une seule usine, totalement automatisée. Il faut évidemment comparer les économies qu'elle rapporterait, et les investissement qu'elle nécessiterait. En cas d'accord du conseil d'administration, le groupe B.I.G étudierait alors le problème de l'implantation. Comme il s'agit d'une filiale du groupe Albert Frère il est fortement question d'une localisation hennuyère, donc wallonne.

Les délégués des syndicats d'Ijsboerke, d'Artic et de Mio s'inquiètent, en tout cas. La direction, au cours d'une réunion, ce mercredi, a évoqué un délai de trois à quatre ans, avant que le projet se concrétise. Les 55 derniers travailleurs liégeois savent déjà que, pour leurs vieilles machines depuis longtemps obsolètes, c'est sans doute déjà le coup de grâce...

(M.G.)

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