Mehdi Semoulin : "3 à 4 tournages par semaine pendant Mons 2015"

Mehdi Semoulin, derrière la caméra
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Mehdi Semoulin, derrière la caméra - © Maxime Degee

Quand on l'a rencontré pour la première fois en 2014 (lire ici) , Mehdi Semoulin et son entreprise Magicowl rêvaient de faire partie de l'aventure Mons 2015. Deux années plus tard, le jeune réalisateur a fait son chemin pour devenir le Monsieur image de la capitale européenne de la culture.

Mehdi Semoulin Âge 29 ans - Profession : Réalisateur

Les drones rangés temporairement au placard, Mehdi Semoulin et son équipe gardent les pieds sur terre pour encore viser plus haut. Contacté par la ville de Mons pour la réalisation d'un clip promotionnel, le Montois n'hésite pas une seconde. C'est le début de son aventure Mons 2015.

Le clip, visionné par le Roi et la Reine lors de la cérémonie d'ouverture de l'événement à Sainte Waudru est couronné de succès. Un succès, qui lui permet très vite d'intégrer la fondation Mons 2015. "Voir ce film diffusé dans la collégiale et applaudi par le couple Royal, c'était magique. Par la suite, mon clip a voyagé à travers le monde, de l'exposition universelle de Milan jusqu'au Japon!" explique fièrement le jeune réalisateur.

Mehdi Semoulin a capturé tous les moments forts de la capitale culturelle européenne. Fête d'ouverture, Grands Huit, concerts ou installations urbaines, tout est passé sous les caméras de Magicowl. "Nous avions un planning très serré, on avait presque trois à quatre tournages par semaine." Des images, que l'on retrouvera dans un film de 15 minutes consacré à Mons 2015. "Il s'appellera l'Héritage, ça sera, je l'espère, l'occasion pour les Montois de voir leur propre ville autrement" décrit brièvement le jeune homme pour garder l'effet de surprise.

Coup de coeur: des images tournées dans une collégiale Sainte Waudru uniquement éclairée à la bougie

Au fil de son parcours, le réalisateur découvre une autre manière de travailler, une vraie remise en question par rapport à son métier. L'événement lui ouvre des portes, jusqu'à rencontrer l'une des ses idoles, le cinéaste belge Jaco Van Dormael. Autre grand souvenir pour lui, un tournage très spécial dans la collégiale Sainte Waudru: "15 000 bougies étaient allumées dans Sainte Waudru. Une collégiale complétement plongée dans le noir. Des enfants allumaient des bougies, j'ai pris des images à ce moment-là, c'était génial." Mehdi Semoulin n'a finalement qu'un seul regret, c'est que Mons 2015 s'arrête déjà. Lui qui a profité de l'événement pour se faire un nom.

Le clip d'Alice On the roof : Mystery Light

L'autodidacte ne vit que pour l'image. Une passion, qui l'emmène vers tous les types d'horizons. Au point d'intéresser durant cette année spéciale des artistes comme Marc Pinilla (Suarez), ancien coach The Voice et co-producteur d'Alice On The Roof. "Marc m'a contacté après avoir vu l'un de mes clips, il m'a demandé si j'étais partant pour réaliser le nouveau clip d'Alice On The Roof et j'ai accepté" explique le fondateur de Magicowl. " La plus grande contrainte, c'était de tourner sur le pont lumineux de la gare de Mons, une exercice compliqué. Il était difficile de cadrer à cet endroit mais avec Junbox, un autre grand talent montois et Alice, ça a donné un peu de magie, c'était sympa." Le jeune réalisateur a déjà été contacté par d'autres producteurs pour l'année prochaine. Son plus grand rêve? Le cinéma. Un domaine qu'il explorera très vite avec un court métrage en préparation.

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