Maxime Prévot plaide pour une participation citoyenne et moins d'agressivité envers le politique

Invité de Matin Première en radio, le bourgmestre cdH de Namur appelle à un "nécessaire retour à l'apaisement, du calme, à la bienveillance" face à un "trop d'agressivité" du citoyen envers d'autres citoyens, mais aussi du citoyen envers le politique qu'il rend "coupable de tous les maux"

Maxime Prévot rappelle que le premier responsable d'incivilités est celui qui les commet et que l'on ne peut pas "légitimer les agressions à l'égard des femmes et hommes politiques", même "si la déception est légitime"

"Il faut retrouver la sérénité et s'enthousiasmer pour les choses positives", c'est la seule façon pour relever les défis qui les attendent, ajoute l'élu cdH. 

Du sang neuf et une meilleure participation citoyenne

Maintenant, il le reconnaît, "le politique doit balayer devant sa porte, moi le premier, en considérant qu'on ne gère pas une commune aujourd'hui comme on le faisait il y a 20 ans. On doit être beaucoup plus perméable à la participation citoyenne, à la co-construction d'un projet de ville. C'est un élément sur lequel je souhaite moi-même davantage travailler demain, on doit s'améliorer dans cette relation avec les citoyens qui ont décidé d'être davantage impliqués tout au long d'une législature et pas seulement lors des élections. Il faut, parallèlement, faire attention pour éviter la montée des populismes, à ne pas décrédibiliser systématiquement aussi le politique".

Pour y arriver, il faut du "sang neuf", c'est "indispensable". Et de souligner que "50% de ma liste sont d'ailleurs des nouveaux visages, des nouveaux candidats, 
des gens qui ne se sont jamais présentés et qui veulent améliorer les choses"

Une politique "plus perméable aux aspirations citoyennes" 

Et d'ajouter : "Autant le politique doit quitter sa tour d'ivoire et ne pas considérer qu'il a raison tout seul, et être beaucoup plus perméable aux aspirations citoyennes, aux comités de quartier, à leur implication en amont des projets pour éviter justement que le fossé ne se creuse et que les populismes ne soient alimentés. Mais il y a l'autre populisme qu'il ne faut pas alimenter, c'est de considérer que le politique n'est plus légitime pour décider de rien, qu'il ne peut plus arbitrer parce que tout devrait être décidé par les comités de quartier"

"Je pense que le temps est venu que nous gérions, que la gouvernance, y compris communale, se fasse beaucoup plus dans la co-construction. Mais il faut aussi, à un moment donné, face aux intérêts individuels qui sont pluriels, qu'il y ait une autorité qui puisse trancher, qui puisse arbitrer. Et c'est là que les élus d'un conseil communal trouvent leur légitimité".

La situation socio-économique de la Wallonie, un véritable enjeu

Au niveau économique, Maxime Prévot mise sur "le redressement wallon". Il faut avant tout "éviter le redéploiement socio-économique", dit-il, éviter de dépendre des aides d'Etat, "prendre son destin en main".  

"Une manière de réduire les tensions communautaires c'est aussi d'améliorer d'abord et avant tout la situation socio-économique de la Wallonie puisque c'est souvent utilisé, instrumentalisé par le Nord du pays"

"Il y a aujourd'hui une génération de leaders politiques qui émerge, qui doit émerger. Il y a un impératif besoin de renouveau, y compris dans la manière de faire du politique".

"On est conscient qu'il ne faut pas être dans cette logique du baxter et d'attendre que ce soit de l'extérieur que tout vienne. On doit pouvoir aussi nous-mêmes redresser le torse par les actions que nous allons menées en veillant  à l'indispensable cohésion des territoires et cohésion sociale. Parce que si on n'accompagne pas ce mouvement de redressement, d'une réduction aussi des inégalités, on va alors accroître les tensions et on ne réussira pas notre pari du redressement wallon"

Quelle(s) alliance(s) pour les élections ? 

Les alliances, ce n'est pas ça qui préoccupe le citoyen, répond Maxime Prévot à la question de savoir si son parti prévoit de s'allier avec tel ou tel parti. Le cdH avisera en fonction des résultats. 

Par contre, le bourgmestre de Namur tacle le parti socialiste et DéFi en déclarant ceci : "L'avantage en tout cas de la sortie de Mr Di Rupo, c'est qu'elle aura permis de clarifier les choses. Et on voit à Namur que cela a d’ailleurs  été dit par d'autres candidats : voter DéFi, c'est voter pour le retour du parti socialiste. Je ne suis pas persuadé que c'est nécessairement ce que les électeurs attendent"

 

 

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