Bruxelles: manifestations et nouveaux véhicules incendiés à Matongé

Manifestations à Matonge, la vitrine du Vendôme a été endommagée
Manifestations à Matonge, la vitrine du Vendôme a été endommagée - © RTB-Jean-Claude Hennuy

Le calme est revenu mardi soir peu après 22h à Matonge à Ixelles après une manifestation anti-Kabila. Plus de 200 personnes ont été interpellées durant la journée, a indiqué la police. Trois voitures ainsi que de nombreux sacs poubelles ont été incendiés par les manifestants.

La police a procédé à plus de 170 arrestations administratives, mais des petits groupes de manifestants ont continué ça et là à jouer les fauteurs de troubles. Les forces de police se sont déployées en grand nombre, dont un hélicoptère. 

Plusieurs voitures ont été incendiées, tout comme des poubelles, et la chaussée de Wavre est jonchée de sacs poubelles éventrés.

Rassemblements interdits

De son côté, la commune d’Ixelles a rédigé un arrêté d’interdiction de rassemblement de plus de 10 personnes, qui est d’application dès ce mardi et jusqu’à lundi dans une quinzaine de rues de Matongé. 

La police procédera à des contrôles renforcés. Tout contrevenant risque une amende de 250 euros.

Des manifestants pro-Tshisekedi

Tout comme lundi, des ressortissants congolais, militants d'Etienne Tshisekedi ont voulu manifester pour dénoncer "la fraude électorale en République Démocratique du Congo". Le problème, c'est que la manifestation n'a pas été autorisée. 

En principe, c'est ce mardi que les Congolais devaient connaître les résultats des récentes élections présidentielles et législatives. Mais la commission électorale rencontre des problèmes logistiques et devra peut-être retarder l'annonce de ces résultats. 

Des dégâts importants

Lundi, 38 véhicules ont été endommagés et six vitrines de commerces brisées, ou meurtries, comme celle du Vendôme. Trois personnes ont été déférées devant le parquet de Bruxelles, sans oublier cinq arrestations judiciaires et 24 arrestations administratives. On comptait aussi quatre blessés : trois manifestants et un policier. 

La police a été surprise par la tournure des événements. Des témoins mettent en cause des casseurs venant de l'extérieur. 

Les commerçants du quartier, eux, s'inquiètent. Ils craignent de nouvelles dégradations et critiquent les forces de l'ordre. En témoigne le reportage de Jean-Claude Hennuy, à écouter ci-contre. 

C.B. avec Jean-Claude Hennuy et Belga


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