Masques dans les écoles à Bruxelles: "Comme si on demandait aux enseignants de faire un marathon en bottines de ski"

Masques dans les écoles à Bruxelles: "Comme si on demandait aux enseignants de faire un marathon en bottines de ski"
Masques dans les écoles à Bruxelles: "Comme si on demandait aux enseignants de faire un marathon en bottines de ski" - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

"Les professeurs sont au bout du rouleau", lâche Valérie De Nayer, la secrétaire générale de l’interrégionale bruxelloise de la CGSP Enseignement. "C'est comme si on leur demandait de faire un marathon avec des bottines de ski"! La CGSP Enseignement s'inquiétait à la rentrée de septembre du code jaune décidé dans les écoles bruxelloises, alors que Bruxelles était et est toujours d'ailleurs en zone rouge. Le syndicat estimait que les mesures n'étaient pas adaptées à Bruxelles.

Et Valérie De Nayer, la secrétaire générale de l’interrégionale bruxelloise de la CGSP Enseignement, n'a pas changé d'avis: "Donner cours toute la journée, avec un masque et donc parler masqué toute la journée devant entre 20 et 35 élèves dans des locaux qui ne conviennent pas, c'est compliqué! D'autant plus que ce n'est pas possible pour les personnes de s'isoler dans un local pour l'enlever. La circulaire prévoyait des pauses mais elles ne sont pas du tout organisées dans les faits".

Par ailleurs, Valérie De Nayer pointe du doigt la charge de travail que ces circonstances entraînent: "Dans des classes où des élèves sont en quarantaine, les enseignants doivent d'une part continuer de donner cours à ceux qui sont présents et d'autre part, s'occuper de ceux qui sont en quarantaine. Et le reste se poursuit: le travail collaboratif, les plans de pilotage, comme si le Covid n'existait pas! Si les enseignants ne soufflent pas, je pense qu'ils vont tomber comme des mouches"! 

Pour réécouter l'interview de Valérie De Nayer dans Bruxelles Matin, c'est ici:

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