Mascottes et décors de parcs d'attractions de toute l'Europe sont conçus à Wavre

Rémy Liénard devant un faux arbre en béton sculpté, une des spécialités de l'entreprise
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Rémy Liénard devant un faux arbre en béton sculpté, une des spécialités de l'entreprise - © S. Vandreck

Le "book" de la société wavrienne Giant the Artworker est impressionnant. On y retrouve des décors de jungle, des faux châteaux médiévaux, des bateaux pirates ou des navettes spatiales, qui font la joie de visiteurs de parcs d’attractions, de musées, de restaurants à thème répartis aux quatre coins de l’Europe et parfois au-delà. Parmi leurs clients les plus prestigieux : Walibi, Plopsaland, le parc Astérix ou encore Disneyland Paris. Le rôle de l’entreprise est de concrétiser en trois dimensions les projets que sa clientèle lui soumet sur papier. "Nous sommes des gestionnaires de projet, précise Rémy Liénard, le gérant de la société. Notre rôle va du chiffrage à l’établissement technique, artistique, budgétaire du projet. On doit passer par toutes les étapes pour que le résultat soit le plus optimal possible". Et ce résultat doit être esthétique, mais aussi solides et répondre à toutes les contraintes de sécurité. "Parfois nous devons concevoir des structures assez lourdes. Mon rôle est de veiller à ce qu’elles soient sûres, aussi bien pour les visiteurs que pour les acteurs qui évoluent dessus", explique Issan, coordinateur de projets. Et dans un secteur très fermé où la concurrence est rude, pas question de se permettre le moindre faux pas.

Train de la mine et faux rochers

Pour concrétiser les rêves les plus fous des parcs d’attractions et autres clients, différentes techniques sont utilisées. La menuiserie, le travail du métal, la sculpture sur béton, le moulage de résine, ou encore l’impression 3d en très grand format, dans laquelle l’entreprise vient d’investir. "En interne, nous n’avons qu’une personne qui travaille à mi-temps en atelier. Selon les projets, nous faisons appel en sous-traitance à des spécialistes, comme des soudeurs, des sculpteurs, des mouleurs, des peintres, des électroniciens, des électriciens…, raconte Rémy Liénard. Cela permet d’avoir une plus grande souplesse". Des artisans qui travaillent dans l’atelier du zoning nord de Wavre, mais surtout directement sur les sites où doit se monter le projet. "En ce moment, nous réalisons un projet sur le thème d’un train de la mine, pour un parc à Paris. Il y a beaucoup de faux rochers, des constructions en bois, de la scénographie. Pour un parc aquatique en Suisse, nous sommes occupés à concevoir des faux rochers également et des cascades, dans un esprit Robinson Crusoé", décrit-il.

Tout est réalisable

Cette période hivernale, quand les parcs sont fermés au public, est d’ailleurs la pleine saison pour la réalisation de décors. "Du 15 décembre à mi-avril, c’est le rush pour respecter les délais. Dans notre métier, la production est très concentrée. On peut être jusqu’à cinquante à travailler en pleine saison, alors qu’en autre temps, il n’y a que l’équipe interne, c’est-à-dire cinq personnes", rappelle le gérant. Le travail est intense et les conditions sont parfois difficiles. Issan se souvient de la construction de l’aménagement spectaculaire d’un complexe hôtelier au Maroc : "Il y avait un galion de dix mètres de haut. Il faisait tellement chaud qu’on commençait à travailler vers trois heures du matin pour terminer vers midi. Une sacrée expérience !". Une question nous brûle les lèvres : l’entreprise a-t-elle déjà dû refuser des projets, parce qu’ils étaient irréalisables ? "On ne peut pas dire que ce n’est pas possible, répond le coordinateur de projets. Quand les clients viennent nous voir, c’est parce qu’ils ne peuvent pas confier ce projet à une société classique de menuiserie ou de construction. La seule limite est peut-être le budget, mais en réfléchissant bien, tout est réalisable".

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