Marquage routier en cours à Mont-Saint-Guibert, après 6 semaines d'attente

Marquage routier en cours à Mont-saint-Guibert, après 6 semaines d'attente
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Marquage routier en cours à Mont-saint-Guibert, après 6 semaines d'attente - © Tous droits réservés

C’est un ouf de soulagement pour les automobilistes et les habitants de Mont-Saint-Guibert. Après environ 6 semaines d’attente, le marquage routier est enfin en cours sur les 22 routes qui ont été rafraîchies avant la trêve estivale.

Au total, pas moins de 55.000 m² de voiries vont retrouver leurs marquages au sol, dont les passages piétons. D’aucuns réclamaient une intervention plus rapide, pour des raisons de sécurité. Mais l’administration communale et son sous-traitant ne pouvaient pas aller plus vite, nous a expliqué le responsable technique de la commune de Mont-Saint-Guibert.

Motifs invoqués

"Avant les grandes vacances, il a d’abord fallu traiter les 22 voiries qui présentaient quelques faiblesses", affirme Dominique Bidoul. "Ces 7 à 8 km de routes ne nécessitaient pas un réasphaltage classique", précise le responsable technique de la commune. "Poser l’asphalte revient à 16 ou 17 euros par m². L'alternative, pour les routes qui ne sont pas trop dégradées, c’est de poser un enduit puis une seconde couche (technique du chlamage) sur la voirie à traiter. Cette technique de réfection coûte le tiers du prix de l’asphaltage. L’enduit régénère la route légèrement abîmée. Pour prendre une comparaison, c’est comme si vous ponciez et traitiez un châssis plutôt que de le remplacer.

L’application de cette double couche de 9 à 10 millimètres nécessite du temps. La fin du mois de juin, nous avons eu quelques difficultés à cause des fortes chaleurs. Nous avons fini cette phase de réfection vers le 8 juillet. Soit un peu avant les congés des ouvriers. Il a donc fallu attendre un mois. Ensuite, nous avons dû encore patienter car notre sous-traitant est contraint à un agenda très serré. Il n’a pu débuter qu’après le 15 août. Et pour couronner le tout, la canicule a provoqué quelques retards supplémentaires, la peinture ne séchant pas bien au-delà des 30 degrés Celsius".

Métier à risques

Supervisés par un ou deux ouvriers communaux, les ouvriers sous-traitants suivent un plan d’intervention pour savoir exactement où poser les marquages routiers. "Si les peintures sont moins nocives que par le passé, elles ne sont toutefois pas sans risques pour la santé", commente l’un d’eux. "Mais le plus dangereux, c’est le comportement de certains automobilistes. Le GSM au volant, la vitesse, la distraction, le manque de respect,… nous risquons notre vie. Il y a déjà eu des accidents, parfois mortels. Qui plus est, certains conducteurs nous invectivent".

Lignes thermocollées

Deux types de peinture sont utilisées. La peinture classique de signalisation routière. Elle sèche en 20 minutes environ. Puis, la peinture dite thermocollée, utilisée notamment pour les passages piétons. "C’est de la peinture contenant de la résine. Le mélange est chauffé à 200 degrés, grâce à un chalumeau. Il est ensuite appliqué sur la route. Temps de séchage : 5 minutes, seulement ! "C’est pratique pour libérer la chaussée le plus vite possible", explique un ouvrier. La texture présente trois autres avantages : elle résiste mieux au temps, elle offre davantage d’adhérence et elle est plus visible le soir, surtout si on y ajoute des microbilles de verre réfléchissantes.

Les 55.000 m² devraient être terminés d’ici lundi ou mardi, en principe.

 

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