Marches folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse : premières annulations

Après les carnavals annulés, ce sont sans doute plusieurs dizaines de "Marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse" qui n’auront pas lieu. Il y en a plus de 120 chaque année et entre 12 et 15.000 marcheurs y participent en tout. Toutes les activités, comme le traditionnel cassage du verre, et toutes les réunions préparatoires ont déjà été évidemment annulées.

 

"La saison folklorique tant attendue est très compromise, constate Gérard Adam le président de l’Association Royale des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Nous nous attendons à ce que de nombreuses marches soient purement et simplement annulées. Un exemple avec La Sainte-Rolende de Gerpinnes, c’est toujours le lundi de Pentecôte ! Je ne vois pas l’intérêt de la déplacer en juillet ou en août, cela n’aurait pas beaucoup de sens !"

 

La saison de ces marches dure plus de 5 mois et débute en mai avec la Saint-Fiacre de Tarcienne qui est déjà annulée. Parmi les marches les plus importantes du début de calendrier, il y a la Saint-Roch de Thuin prévue le 17 mai : "Je pense que nous pouvons déjà dire qu’elle n’aura pas lieu à cette date, avance Paul Furlan, le bourgmestre de Thuin. D’une part, si le confinement est levé, ce sera par phase et il est évident que les fêtes et autres rassemblements ne seront pas les premiers à être autorisés à nouveau. De plus, par respect pour les victimes, je pense que peu de gens auront le cœur à la fête."

 

Par contre, la question de reporter cette marche plutôt que de l’annuler, Paul Furlan, lui se la pose pour la Marche Saint-Roch. "Il y a un aspect économique à prendre en compte particulièrement pour l’Horeca qui sera une des grandes victimes de cette crise. Pour certains établissements, le chiffre d’affaires d’une Saint-Roch est tout simplement indispensable à leur survie. Il faudra donc peut-être penser à un report en septembre ou en octobre pour aider ces commerçants."

 

Dans tous les cas, report ou annulation, il va aussi falloir gérer la déception des milliers de marcheurs qui préparent depuis longtemps leur marche. "La déception est légitime et elle ne sera pas facile à digérer pour nous tous, conclut Gérard Adam. Mais les marcheurs ont toujours prouvé qu’ils avaient du bon sens. La santé passe évidemment avant tout et si nous devons avoir une année blanche pour endiguer l’épidémie, ce sera comme ça. Nous devons suivre les recommandations et faire confiance au corps médical avant tout."

 

 

 

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