Qui est Marc Goblet, le nouvel homme fort de la FGTB?

Marc Goblet, le nouvel homme fort de la FGTB
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A 57 ans, le Hervien accède à la tête du syndicat socialiste. Syndicaliste convaincu, proche du parti socialiste et d'origine liégeoise. Portrait d'une personnalité haut en couleur surtout connu en région liégeoise.

A 57 ans, Marc Goblet se lance un nouveau défi. Il reprend le secrétariat général de la FGTB. La fédération wallone du syndicat l'a désigné pour remplacer Anne Demelenne qui ne souhaitait pas briguer un troisième mandat. L'actuel président de la fédération Liège-Huy-Waremme du syndicat socialiste n'a pas cherché à obtenir ce poste. On est venu le trouver pour ses talents de négociateur et sa grande connaissance des dossiers. Car avec la coalition suédoise en cours de préparation, le syndicat socialiste s'attend à des mois difficiles sur le plan social. Marc Goblet se sent prêt à relever le défi.

Car le syndicaliste est un homme qui n'hésite pas à aller à la confrontation quand il estime que la direction d'une entreprise fait traîner les discussions sans montrer aucune souplesse ni ouverture.

Ce diplômé en chauffage central et sanitaire a fait presque toute sa carrière dans le syndicat socialiste.Et il dispose également de ses entrées au PS. Un parti pour lequel il a été conseiller communal et échevin dans sa ville, Herve. Mais depuis 10 ans, il préside la fédération Liège-Huy-Waremme de la FGTB, tout en restant très actif dans de nombreux dossiers comme celui de la cristallerie du Val-Saint-Lambert.

"Il parle trop"

Chez les Goblet, le syndicalisme est une histoire de famille. Son père travaillait déjà pour la FGTB. Et son fils suit sa trace. Il est secrétaire à la fédération liégeoise du syndicat. Pour lui, le futur secrétaire général n'a qu'un seul grand défaut: il parle trop. Mais ce défaut peut parfois se révéler une qualité quand il s'agit d'expliquer aux affiliés les négociations en cours ou les accords obtenus.

Autre handicap pour cette nouvelle fonction au niveau fédéral: son manque de connaissance du néerlandais. Mais depuis quelques semaines, il prend des cours de néerlandais. Et il espère être capable de se débrouiller assez rapidement.

Il lui reste jusqu'au congrès d'intronisation du 3 octobre prochain pour relever le défi...

Benjamin Carlier