Manifestation du secteur "bois" : le gouvernement wallon prêt à assouplir les règles

Les perturbations étaient limitées ce jeudi matin à Namur alors que la Confédération belge du Bois avait lancé un appel à la manifestation. Les propriétaires et entrepreneurs forestiers demandent à pouvoir exploiter à nouveau certaines parcelles interdites d'accès depuis la crise de la peste porcine africaine.

Une quinzaine de camions, dont certains transportant symboliquement des troncs d'arbres, étaient stationnés sur l'avenue Prince de Liège à Jambes (Namur) bloquant le trafic à hauteur des bâtiments du Département de la Nature et des Forêts (DNF) de la Région wallonne. Une centaine de manifestants étaient présents sur les lieux.

Après avoir traversé Jambes et provoqué quelques embarras de circulation sur le parcours, le cortège est arrivé peu après 11h00 à l'Elysette, siège du gouvernement wallon, où une délégation a été reçue par le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS).

A l'issue de cette rencontre, la ministre de la Forêt, Céline Tellier (Ecolo) leur a répondu qu'elle était prête à assouplir les règles mais pas sans risquer une nouvelle propagation de la peste porcine africaine : "Je trouve que leurs demandes sont tout à fait raisonnables, maintenant nous devons demander un avis à l'AFSCA pour être certain que nous ne prenons pas de risques sanitaires. Cet avis, je vais le demander en urgence afin que nous puissions prendre une décision dans les plus brefs délais." Plus tôt dans la journée, les manifestants avaient déjà été reçus par la direction du DNF. 


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Selon les représentants de la filière, la peste porcine africaine aurait provoqué l'arrêt de l'exploitation du bois dans pas moins de 30 000 hectares de forêts et la perte de plusieurs dizaines d'emplois. Le secteur appelle le gouvernement wallon à lever les interdictions sous peine de voir des centaines d'autres emplois disparaître. 

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