Manif du secteur non-marchand à Mons : après les applaudissements où sont les moyens ?

Le non-marchand dans les rues de Mons
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Le non-marchand dans les rues de Mons - © RTBF

Des travailleurs et délégués syndicaux du secteur non-marchand ont défilé dans les rues de Mons ce jeudi, à l’appel de la CNE. Infirmières, infirmiers, éducateurs et éducatrices, personnel de maison de repos, aide aux personnes, soins à domicile… le secteur couvre une grande palette de métiers. Mais tous ces manifestants partagent la même revendication : après avoir été au front pendant la crise du covid, ils réclament cette revalorisation de leurs revenus, réclamée depuis longtemps.

Après avoir été applaudis pendant des semaines par les citoyens, le personnel de santé, les éducateurs, les techniciens de surface déplorent ce grand silence… "Les promesses ont du mal à être concrétisées " ajoute Julie Coumont, permanente CNE : " Pendant toute la crise, on l’a dit sous le hashtag "on s’en souviendra", maintenant on n’est plus dans la crise et dans l’urgence et il faut absolument que les promesses politiques soient tenues ".

Yves Hellendorff, Secrétaire national de la CNE attend une réaction des différents niveaux de pouvoir : "au niveau fédéral c’est en train de bouger, on est vraiment dans la dernière ligne droite pour savoir si d’ici le 21 juillet il y aura des budgets importants qui seront débloqués pour le non-marchand, par contre, du côté de la région Wallonne, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région de Bruxelles, c’est le silence assourdissant, il n'y a aucun calendrier, on a l’impression qu’ils veulent faire les conclaves budgétaires et que s'il reste des miettes, on verra bien si on peut donner quelque chose à ce personnel qui a souffert pendant la crise. Et ça pour nous, c’est inadmissible! ".

Dans les rangs des manifestants, environ 150 personnes, toutes masquées. Le nombre de participants a été volontairement limité pour respecter les mesures sanitaires mais toutes les professions du secteur sont représentées. Angélique est éducatrice dans un home pour personnes handicapées : " on est là avant tout pour nos résidents, pour que leur encadrement ne soit pas diminué et aussi pour nous, pour qu’on ait de bonnes conditions de travail et pour que les jeunes viennent dans le métier, non pas parce qu’ils ne savent pas quoi faire de leur vie mais par attrait ".

David travaille dans un hôpital psychiatrique, il estime que son domaine est oublié, il rappelle que dans le secteur de la santé, il n’y a pas que les infirmiers, " il y a les techniciens de surface, les ouvriers, l’administration, il faut revaloriser le travail de tous ".

La CNE annonce d’autres actions à la rentrée s’il n’y a pas de gestes concrets pour revaloriser les revenus des travailleurs du non-marchand cet été.

 

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